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Chi va piano va sano

ArtFun Fact Arty

Bertrand Leleu

17 December 2025

La restauration du palais de justice de Bruxelles, trop lente ? Non peut-être ! Un autre palais, celui de Versailles, attend pourtant sagement une livraison depuis… 355 ans !

1670, Versailles. Louis XIV, décide de construire une nouvelle chapelle et la souhaite, comme à son habitude, exubérante et surdimensionnée. Pour cela, pas moins de douze colonnes en marbre incarnat (rouge veiné de blanc, extrait à Caunes‑Minervois dans l’Aude) seront nécessaires, pesant chacune environ sept tonnes. Face aux délais proposés, le Monarque, pressé, finit par se consacrer à d’autres projets et abandonne l’idée de cette construction. La carrière avait pourtant préparé la commande royale et attendait d’avoir des nouvelles… Jusqu’aux années 2010, lorsque son actuel gérant remet la main sur le document et décide d’honorer, enfin, la commande ! Le défi que se sont lancé l’équipe de la carrière et l’association qui l’entoure ? Envoyer le bloc de marbre dans les conditions de l’époque : par traversée du canal du midi sur une péniche tirée par des chevaux de halage, avant un acheminement en charrette jusqu’à Versailles ! Le bloc est bel et bien parti en 2019, mais il est toujours en route ! Alors, au royaume des commandes en retard, qui remportera la palme ?

Photo de couverture : Le bloc de marbre, quelque part entre Caunes-Minervois et Versailles… © MARBRES EN MINERVOIS

Coupe du Monde 2026 : le roi Philippe, premier supporter des Diables Rouges

Chroniques royales

Le roi Philippe assistera vendredi au quart de finale de la Coupe du monde 2026 entre la Belgique et l’Espagne, à Los Angeles. Le Palais a confirmé le déplacement ce mardi. Au-delà de l’agenda royal, cette présence rappelle le lien ancien entre la Couronne et une équipe devenue l’un des rares symboles partagés par tout le pays.

« Le Bâtiment » de l’angoisse

Livres

Devenue l’incarnation d’une attraction irrésistible et d’une menace diffuse, la bâtisse étend ses tentacules. Une emprise, en quelque sorte. Le podcasteur de fiction Mehdi Bayad (1) livre un roman sur la rencontre, sur les liens qu’on espère, qu’on n’attend pas. Il s’agit aussi d’un récit sur l’écriture, sur le style ou plutôt les styles de Mehdi Bayad qui, n’hésitant pas à défier les règles établies du récit, cherche la matière et l’âme et dont l’imagination se mêle à celle du narrateur. L’oral se mêle à l’écrit. Assailli par la tristesse et l’angoisse des lieux, le narrateur écrit des sms et envoie des messages vocaux. L’auteur et réalisateur français installé à Bruxelles se confie à Eventail.be à l’occasion de la sortie de son premier roman.

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