François Didisheim
18 August 2026
À Knokke-le-Zoute, le week-end du 15 août ne se résume pas aux châteaux de sable et aux promenades en cuistax. Il se décline aussi en papier crépon. Pendant que d’autres débattaient de la Bourse, de l’intelligence artificielle ou de la prochaine réforme fiscale, une négociation d’un autre genre s’est jouée sur le sable : convaincre les promeneurs que sa fleur en papier était la plus belle de Belgique. La quatrième édition du Zoute Beach Flower Festival s’est tenue ce samedi sur la plage de l’Albertplein. Deux cents petites boutiques de fleurs y étaient installées, animées par des enfants de trois à quatorze ans débordant d’imagination, des parents renouant avec leur âme d’enfance et des grands-parents qui se souvenaient avoir eux-mêmes vendu leurs créations sur cette même plage.
Derrière l’apparente légèreté de la manifestation se cache une tradition profondément ancrée dans l’histoire de la station. Depuis plus d’un siècle, les fleurs de plage en papier accompagnent les étés de Knokke-Heist. Cet héritage est aujourd’hui reconnu comme patrimoine culturel immatériel flamand, une distinction qui témoigne de son enracinement dans l’identité locale. À l’origine de cette célébration figure la Compagnie Het Zoute, promoteur immobilier bien connu de la station, qui entend faire vivre cette mémoire avec enthousiasme. « Depuis notre création, nous prenons de nombreuses initiatives pour rendre la station balnéaire encore plus attractive, et les loisirs et la détente font toujours partie intégrante de notre vision du développement », résume son directeur, Joris Vrielynck.
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Colorées, délicates et pleines de fantaisie, les créations façonnées par les enfants, souvent avec l’aide de leurs parents, ont rappelé que l’imagination demeure le plus fertile des jardins. Les visiteurs ont été invités à voter pour leur composition préférée, tandis qu’un jury a désigné le champion de Belgique de création de fleurs de plage en papier. Un titre parmi les plus attachants que l’on ait pu décrocher cet été. Une parenthèse de bonne humeur qui rappelle, s’il le fallait, que les plus belles traditions ne sont pas nécessairement les plus complexes. Parfois, elles tiennent dans une fleur en papier, un peu de vent, beaucoup de couleurs et quelques souvenirs qui traversent les générations.
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Article inspiré par la newsletter de Lobby du 14 août écrite par Françoise Wallyn et François Didisheim, fondateur de Lobby. Retrouvez la revue des cercles du pouvoir, ici