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Intronisation de l’empereur Naruhito

News Gotha

Christophe Vachaudez

25 October 2019

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Les monarques du monde entier s'étaient donné rendez-vous au Japon pour assister à l'intronisation de l'empereur Naruhito qui s'est déroulée au palais royal, à Tokyo, selon un rituel immuable qui date de l'ère de Nara (710-784).

Tout commence quand le souverain parcourt un couloir du palais dédié à la déesse Amaterasu et troque ses habits blancs, symboles de pureté pour une tenue d'apparat rouge évoquant la fertilité. Coiffe en laque noire tressée et sceptre en bois de cyprès blanc, Naruhito prend place dans le 'Takamikura', un trône de 6,5 mètres de haut qui pèse près de six tonnes et sur lequel veille un phoenix. Á l'intérieur, on a disposé son sabre et une pierre mythique, le Magadama, apportée par les Dieux.

La cérémonie de couronnement de l'empereur Naruhito du Japon
© Misc/Backgridus/Photo News

D'essence divine, l'empereur se proclame lui-même en lisant un texte qui, de nos jours, est approuvé par le Premier Ministre. Au terme de l'allocution, ce dernier crie trois fois 'Banzaï' pour entériner le couronnement. Les invités l'imitent ensuite avant que ne retentisse la musique de cour et que ne tonnent les canons des forces d'autodéfense.

Les invités au couronnement de l'empereur Naruhito du Japon
© Misc/Backgridus/Photo News

Non loin, l'impératrice engoncée dans une superposition de douze kimonos qui pèsent 20 kilos assiste à la scène depuis son trône, le 'Michodai', qui ne mesure que 5,70 mètres. Á l'issue de la cérémonie, près de 550.000 personnes, coupables de délits mineurs, seront amnistiées. La parade a été reportée au 10 novembre alors que la conclusion du rite aura lieu le 23 novembre au sanctuaire d'Ise, le plus important lieu de culte shintoïste du pays.

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Parmi les invités d'honneur venus spécialement pour honorer Naruhito et Masako, on reconnaissait le roi Willem-Alexander et la reine Maxima des Pays-Bas, le roi Philippe et la reine Mathilde, le prince de Galles, le roi Felipe et la reine Letizia d'Espagne, le roi Carl-Gustav de Suède et la princesse héritière Viktoria, le grand-duc Henri de Luxembourg, le prince Albert de Monaco, le prince héritier de Jordanie, le prince Haakon de Norvège, le roi du Cambodge, le prince Frederik et la princesse Mary de Danemark, l'Émir du Qatar, le prince Aloïs de Liechtenstein, le roi et la reine du Bhoutan, le roi et la reine du Swaziland, le sultan de Brunei, le roi et la reine de Malaysie, le roi et la reine du Lesotho ou le prince Moulay Rashid du Maroc

Les diadèmes d’Amalia

Chroniques royales

Dans une biographie écrite par Claudia de Breij en 2021, Catarina-Amalia s’est ainsi confiée : « J’adore les diadèmes…Montrez-moi un diadème, et je sais d’où il vient. Je reconnais tous les diadèmes d’Europe. » Elle a alors ajouté : « Je les portais, ceux de ma mère. Il y en avait un sur sa coiffeuse, et puis je l’ai mis directement sur ma tête » et une photo inédite confirmait cette passion naissante alors que la fille aînée des souverains néerlandais n’avait que huit ans ! Et si les jeunes filles ont coutume de se parer de bijoux en strass pour devenir princesse d’un jour, Amalia, elle, pouvait admirer les plus belles parures versées au fil des ans par les reines successives à l’un des plus précieux ensembles au monde. Toutefois, afin de respecter les us et coutumes, elle a dû attendre de fêter ses 18 ans pour coiffer un diadème en public de façon on ne peut plus officielle. Et pour cette première, elle a choisi celui que sa mère, la reine Maxima, avait arboré le jour de son mariage.

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