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Disparition de l’infante Pilar, tante du roi Felipe d’Espagne

  • Rédigé par Christophe Vachaudez
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Disparition de l’infante Pilar, tante du roi Felipe d’Espagne © DR

La sœur du roi Juan-Carlos d'Espagne, l'infante Pilar, est décédée à 83 ans des suites d'un cancer assorti de complications bronchiques. Sous chimiothérapie depuis plusieurs mois, la fille aînée des comtes de Barcelone était apparue pour la dernière fois au Rastrillo, célèbre événement caritatif madrilène dont elle était la présidente depuis près d'un demi-siècle.

María del Pilar Alfonsa Juana Victoria Luisa Ignacia de Todos los Santos de Borbón y Borbón nait à Cannes où ses parents étaient en exil, le 30 juillet 1936, soit douze jours avant l'instauration de la guerre civile. La famille royale vit en exil depuis 1931 et, après la France, elle réside ensuite à Rome avant de s'installer durablement au Portugal, à Estoril. L'infante y grandit, parlant couramment l'italien, l'anglais, le français et le portugais en plus de sa langue maternelle.

 

L'infante Pilar, son mari Luis Gomez Acebo, et leurs cinq enfants
L'infante Pilar, son mari Luis Gomez Acebo, et leurs cinq enfants © DR

 

Très déterminée, elle bravera l'interdit paternel pour suivre des cours d'infirmière, obtenant un diplôme, et travaillant ensuite deux ans dans un hôpital lisboète. Ce n'est qu'à 21 ans que Pilar foule le sol espagnol pour les funérailles de sa grand-mère la princesse Louise d'Orléans. Elle y revient une seconde fois deux ans plus tard, accompagnant don frère Juan Carlos qui entre à l'académie militaire de Saragosse. En 1954, un grand bal réunit les membres du gotha pour la majorité de l'infante que son père souhaiterait fiancer au roi Baudouin. Finalement, Pilar renoncera à ses droits à la couronne pour épouser en 1967 Luis Gomez Acebo, issu de l'aristocratie espagnole. La cousine du marié n'est autre que la reine Margarita de Bulgarie. À cette occasion, le comte de Barcelone octroie à son aînée le titre de duchesse de Badajoz.

 

L'infante Pilar en compagnie de son frère, le roi Juan Carlos d'Espagne
© DR

 

Le couple aura cinq enfants : Simoneta, Juan, Bruno, Beltrán et Fernando. Quelque temps après son mariage qui s'est déroulé à Lisbonne, le couple peut regagner l'Espagne car le prince Juan-Carlos a été officiellement désigné parc Franco comme son héritier. Il montera sur le trône en 1975, préservant une relation complice et étroite avec Pilar qui a moins d'affinités avec sa belle-sœur la future reine Sophie.

 

L'infante Pilar avec sa fille, Simoneta Gomez-Acebo
L'infante Pilar avec sa fille, Simoneta Gomez-Acebo © DR

 

Intégrée dans le calendrier officiel, l'infante remplit des engagements pour la couronne et séduit les espagnols par sa franchise et sa simplicité. Au fil des années, elle devient présidente de la Fondation équestre internationale, entre 1994 et 2005, membre du Comité Olympique international à partir de 2006 après l'avoir été pour le Comité national à partir de 1996. Elle patronne l'association Adevida créée pour aider les femmes mères démunies ou Nuevos Futuros qui donne un foyer aux enfants orphelins ou abandonnés. C'est dans ce cadre qu'elle initie le Rastrillo, une grande foire dont une partie des bénéfices est reversée à l'organisation.

 

L'infante Pilar et sa belle-soeur, la reine Sofia d'Espagne
© DR

 

Son époux meurt en 1991 et l'infante Pilar poursuit le projet qui lui tenait à cœur, avec le baron et la baronne Thyssen, à savoir la création du Musée qui porte aujourd'hui leur nom et l'acquisition de la collection d'œuvres d'art par l'état espagnol. L'infante qui a eu onze petits-enfants sera enterrée aux côtés de son époux au cimetière de San Isidro. Sa dépouille, revenue à la résidence familiale, a été saluée par le roi Felipe et la reine Letizia, par le roi Juan-Carlos, très affecté, et la reine Sophie, par l'infante Elena et ses deux enfants, par les ducs d'Anjou, par la princesse Beatrix d'Orléans, le prince Konstantin de Bulgarie, le duc d'Arjona, la duchesse de Montoro, la princesse Cristina de Bourbon-Siciles et bien d'autres familiers. Très aimée, l'infante sera vivement regrettée par ses proches et par nombre d'Espagnols.

 

Rédigé par Christophe Vachaudez

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