Pour vous offrir une meilleure expérience, notre site utilise des cookies. Pour continuer à naviguer, vous devez accepter notre politique de cookies

J'accepte

Informations des cookies

Notre site utilise des outils, tels que des cookies, pour analyser et améliorer votre expérience. Vous pouvez vous désinscrire de ces suivis:

Statistique

Nous utilisons des outils, tels que Google Analytics, pour suivre le trafic Web et vérifier l'efficacité de notre site.

Essentiel

Cookies requis pour les services essentiels et les fonctionnalités telles que les formulaires de connexion, l'intégration du panier et le contrôle d'accès. Sans eux, notre site Web ne peut pas fonctionner correctement et nous ne pouvons fournir aucun service. La désactivation n'est pas disponible.

Ces paramètres seront conservés pendant 24h

A+ A A-

Chez Christie’s, le goût imparable de Jayne Wrightsman, la reine de New York

  • Rédigé par Christophe Vachaudez
1 avis
Sharing on Facebook
Chez Christie’s, le goût imparable de Jayne Wrightsman, la reine de New York © DR

Disparue en 2019, à près de 100 ans, Jayne Wrightsman laisse un énorme vide dans le monde de la philanthropie. Des années durant, elle et son époux Charles, furent de munificents bienfaiteurs, patronnant le Metropolitan Museum avec une constance et un instinct sans doute uniques dans l’histoire de la vénérable institution.

Près de 28 salles du musée présentent une sélection de ce que le couple a cédé ou a financé, une véritable pluie de chefs d’œuvres, autant dans les domaines de la peinture, du dessin que de la mode et du mobilier. Parmi les incontournables, citons une Madeleine pénitente de Georges de La Tour,  une Vénus au Cupidon de Lorenz Lotto, une Vierge de Gérard David ou encore le Portrait de Lavoisier et de son épouse par Jacques-Louis David. Á cela, on peut ajouter un ensemble de crayons d’Ingres, des esquisses de Saint-Aubin et des toiles de Canaletto, Pissaro, Seurat, Géricault, Le Greco, Friedrich, Delacroix, Vermeer, Guardi, Rubens, Perronneau, Van Dyck, Poussin, Le Guerchin ou Philippe de Champaigne, pour ne citer qu’eux.

 

Une commode de la collection Jayne Wrightsman vendue par Christiie's
A Louis XV ormolu mounted chinese lacquer and vernis martin commode, attributed to Jean Desforges, circa 1745-49

 

Ce 14 octobre, Christie’s proposera à la vente le contenu de la résidence de Jayne Wrightsman, illustration magistrale de sa dilection pour le XVIIIe siècle, une époque qu’elle avait étudiée avec le sérieux et l’engagement d’une doctorante, échangeant avec les plus éminents spécialistes et les conservateurs des grands musées, tant en Europe qu’aux États-Unis.

Reine du tout New York et habituée du magazine Vogue, Jayne s’habillait chez Dior, Yves Saint-Laurent, Givenchy, Chanel Oscar de La Renta ou Balenciaga qui créa cette robe mythique, vibrante de plumetis d’autruche, immortalisée par l’objectif de Cecil Beaton, un autre ami. Mrs Wrightsman vivait ici seule, depuis la mort de son mari en 1986, lui qui était entré au Conseil du Metropolitan en 1946 !

 

Un tableau du peintre Winterhalter ayant appartenu à Jayne Wrightsman et vendu par Christie 
Franz Xaver Winterhalter (German, 1805-1873), Countess Orlov-Denisov, née Elena Ivanovna Tchertkova, later Countess Peter Andreievitch Shuvalov (1830-1922)

 

Parmi les lots qui seront dispersés figurent encore quelques œuvres majeures comme un Portrait de Madame Geoffrin par Jean-Marc Nattier, un Portrait de la comtesse Orlov par Franz Xaver Winterhalter ou un Portrait du roi Charles IX par François Clouet mais aussi une paire de bergères estampées Tilliard, une jolie table à écrire marquetée de Bernard van Rysenburgh, un ensemble de vases en porphyre, quatre services de Sèvres dont un a appartenu à Stéphanie de Beauharnais, une nièce de Joséphine qui devint grand-duchesse de Bade, et un autre au peintre britannique Thomas Lawrence, un service de porcelaine de Nymphenburg peint en trompe-l’œil ou encore un ensemble en Meissen.

 

Un vase de la collection Jayne Whrightsman vendu par Christie's
A Louis XVI Ormolu-mounted porphyry vase navette. The porphyry late 17th century, the mounts attributed to Francois Remond or Pierre-Philippe Thomire and probably supplied by Dominique Daguerre, circa 1785

 

Citons aussi une paire d’urnes en rhodonite, un ensemble de dessins de James Tissot, une spectaculaire élégante due au pinceau du peintre belge Alfred Stevens ou un minuscule œuf de Fabergé offert par Jackie Kennedy à sa grande amie Jayne pour la fête de Pâques en 1963… les derniers feux d’un lieu atmosphérique mettant à l’honneur le goût impeccable d’une mécène hors pair.  

Rédigé par Christophe Vachaudez

Actualités liées

 

L'art prend l'air