La princesse Charlotte de Nassau a ouvert le bal en se mariant civilement, à Gstaad, le 17 janvier, avec Mansour Shakarchi, un ami de longue date, moitié libanais, moitié helvète. De la neige suisse au soleil sicilien, il n’y avait qu’un pas et la fille du prince Robert de Luxembourg, cousin germain du grand-duc Henri, et de Julie Ongaro, l’a franchi allègrement non sans avoir une pensée émue pour son frère, décédé début mars des suites d’une maladie rare. En cette fin mai, la mariée s’avance au bras de son père dans la nef à ciel ouvert de l’église de Santa Maria dello Spasimo, à Palerme, un squelette architectural de style gothique qui n’a jamais été achevé et accueille aujourd’hui des événements musicaux. Si Charlotte avait choisi une robe de Giambattista Valli en début d’année, s’était-elle tournée vers la maison Chanel pour sa tenue de mariée, puisqu’elle travaille pour la célèbre maison à Londres ? Rien n’est moins sûr car Le Spose di Giò a revendiqué la création de quatre tenues pour la Princesse, dont celle qu’elle a revêtue après la cérémonie, une robe romantique à souhait immortalisée lors de la séance de photos qui eut lieu dans les jardins de la Villa Tasca, cadre enchanteur de la réception. Le diadème aux roses avait retrouvé le chemin de son écrin. La Princesse l’avait emprunté à sa grand-mère, Joan Dillon, duchesse douairière de Mouchy. Le bijou aurait été réalisé en 1967, à l’occasion du mariage de cette dernière avec le prince Charles de Luxembourg. Le couple qui se connaît depuis des années s’est installé en Suisse.
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Le mois d’août a été ponctué de nombreux mariages royaux. Le prince Philipp de Prusse, arrière-arrière-petit-fils de l’empereur Guillaume II, a initié la série en épousant Aline von Alvensleben. La cérémonie a eu lieu dans la cathédrale Saint-Tugdual de Tréguier, en Bretagne, où les parents de la mariée possèdent une demeure de vacances. Le prince Georg Friedrich, chef de la maison royale de Prusse, avait prêté à sa lointaine cousine le diadème aux trèfles de l’impératrice Augusta. Une semaine plus tard, c’est le duc Philipp d’Oldenbourg qui s’est uni à la comtesse Fiona Khuen-Lützow, en l’église Saint-Ulrich de Rastede, en Basse-Saxe, où la famille, qui régna autrefois sur le duché éponyme, possède toujours un château.
Enfin, le dernier week-end d’août, tous les objectifs se sont braqués sur la principauté de Liechtenstein où le prince héritier Alois et la princesse Sophie de Bavière mariaient leur fille unique, la princesse Marie-Caroline en la cathédrale Saint-Florin de Vaduz. Âgée de vingt-huit ans, l’héroïne du jour est la première des quinze petits-enfants du prince souverain Hans-Adam II à convoler. Elle évolue dans le domaine de la mode, à Londres, tandis que Leopoldo Maduro Vollmer, l’heureux élu d’origine vénézuélienne, travaille dans la finance comme gestionnaire en investissements. La cérémonie a eu pour témoins de nombreux membres du gotha, à commencer par les trois frères de la mariée, les princes Johann Wenzel, Nikolaus et Wenzel. La Princesse avait opté pour une robe de style romantique où la dentelle occupait la place d’honneur. Pour retenir son voile, elle avait coiffé le grand diadème d’aiguilles en diamants de la famille de Liechtenstein. Ce bijou historique issu des ateliers de la maison Köchert, joaillier de la famille impériale à Vienne, avait été acquis à l’intention de l’archiduchesse Marie-Thérèse d’Autriche, née princesse de Bragance, dont la fille, la princesse Élisabeth, s’unit en 1903 au prince Alois de Liechtenstein. Il fut ensuite porté par les princesses Gina, Marie et Sophie, respectivement arrière-grand-mère, aïeule et mère de Marie-Caroline.
Het kantoor van ZKH Kroonprins Alexander
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Si le mariage précédent avait été dûment annoncé, le suivant créa la surprise. Après s’être unis civilement à Belgrade, le 6 septembre, dans l’enceinte du Palais blanc où résident le prince Alexandre de Serbie et sa seconde épouse, née Katarina Batis, le prince Alexandre de Serbie a convolé, le 20 du même mois, avec Vesna Jelic à Villamanrique de la Condesa, à quelques kilomètres de Séville, ancienne finca des grands-parents du prince, le prince Pedro et la princesse Maria-Esperanza d’Orléans-Bragance. La mariée, qui a vécu à Nice et à Munich, rayonnait dans une robe entièrement couverte de dentelle signée Pronovias. Elle arborait des pendants d’oreilles en diamants provenant de la cassette des ducs de Medinaceli. À quarante-trois ans, le prince Alexander était le dernier célibataire de la fratrie !
Autre union qui a captivé l’Andalousie, le 5 octobre dernier, celle du duc d’Arjona, frère cadet du duc d’Albe. Et pour cause, déjà père de deux enfants, Cayetano Martinez de Irujo, soixante-deux ans, a passé la bague au doigt à Barbara Mirjan, de trente-trois ans sa cadette. Le mariage a été béni à l’église du Christ des Gitans de Séville, avant que la soirée ne batte son plein dans la finca ducale, non loin de Carmona. De Vaduz à Séville, en passant par Palerme et Tréguier, le même bonheur d’avoir trouvé l’âme sœur !
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