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L’adieu au prince Philip

News Gotha

Christophe Vachaudez

19 April 2021

© Arthur Edwards/The Sun/Empics Entertainment/Photo News

[caption id="attachment_25762" align="alignnone" width=""]L'arrivée du cercueil royal[/caption]En ce 17 avril, le château de Windsor vibre d'émotion lors de l'hommage rendu au duc d'Edimbourg, époux de la reine Elizabeth. Les sept régiments dont il était colonel sont largement représentés tandis que des militaires des pays dont la souveraine est toujours chef d'état et des membres de toutes les forces armées du Royaume-Uni s'alignent, de façon impeccable sur les espaces gazonnés de la grande cour du château.

Comme toujours, la glorieuse Albion a brillé par la perfection de son organisation, ne laissant rien au hasard, maîtrisant apparat et protocole comme nulle autre nation. Spécialement conçue pour l'occasion selon les instructions précises du prince Philip qui a choisi jusqu'à sa couleur vert foncé, la Land Rover destinée à transporter son cercueil attend la dépouille royale alors que la présence de la calèche du Duc tirée par ses deux poneys favoris rappelle le goût du disparu pour les concours d'attelage.

Huit hommes sont nécessaires pour hausser le cercueil en chêne anglais doublé de plomb dont le poids avoisine les 300 kilos. Recouvert de l'étendard personnel du Prince, écartelé au I de Danemark, au II de Grèce, au III de Mountbatten et au IV d'Édimbourg, le cercueil de Philip entame le parcours de huit minutes qui le mène à la chapelle St Georges où il va reposer pour l'éternité.

Le Land Rover corbillard transportant le cercueil du Prince Philip, duc d'Edimbourg
© Adrian Dennis/Empics Entertainment/Photo News

Á sa suite, le prince de Galles, très ému, la princesse Royale, le prince Andrew, le prince Edward, le prince William, Peter Phillips, le prince Harry, le comte Snowdon, le Commodore Timothy Lawrence, le secrétaire privé du Prince, son fidèle garde, deux pages et deux valets qui le servent depuis de nombreuses années mais aussi la Bentley royale véhiculant la reine Elizabeth II et sa dame d'honneur.

Les militaires baissent le chef au passage de la Land Rover comme le personnel du château d'ailleurs. Le cortège passe ensuite devant la comtesse de Wessex et ses enfants, la duchesse de Cambridge, les princesses Eugénie et Béatrice et leurs époux, la duchesse de Cornouailles, Zara Phillips et son mari Mike Tindall, ainsi que Daniel et Lady Sarah Chatto, fille de la défunte princesse Margaret.

Le prince Charles de Galles lors des funérailles de son père, le prince Philip, duc d'Edimbourg
© Steve Parsons/Empics Entertainment/Photo News 

Le duc de Gloucester, le duc de Kent, Lady Mountbatten of Burma, la princesse Alexandra de Kent, le prince Bernhard de Bade, le prince Donatus de Hesse et le prince Philipp de Hohenlohe-Langeburg ont déjà pris place dans la nef. Les duchesses de Gloucester et de Kent comme les princes de Kent n'ont pas été associés à la cérémonie. De même, certains se sont étonnés de ne pas voir un seul membre de la famille royale de Grèce. Mais tous les regards sont tournés vers la Reine qui quitte, masquée, sa berline et pénètre bientôt dans la chapelle alors que la Land Rover poursuit sa route jusqu'au perron de l'édifice religieux, construit au XVe siècle dans le plus pur style gothique.

Le prince Harry, duc de Sussex, et le prince William, duc de Cambridge, lors des funérailles de leur grand-père le prince Philip, duc d'Edimbourg
© Victoria Jones/Empics Entertainment/Photo News 

Le képi de Grand Lord Amiral de la Marine, son épée et les fleurs du jardin de Windsor déposées pour la Reine ne bougent pas d'un millimètre alors que le cercueil est déchargé, que les marins sifflent et que les canons tonnent, marquant le début de la minute de silence nationale, dans toute la Grande-Bretagne et certains pays du Commonwealth.

Le doyen de Windsor et l'archevêque attendent la dépouille royale sur le seuil de cette chapelle où se sont unis bien des Windsor. La cérémonie, sobre et digne, durera cinquante minutes, ponctuée de lectures de l'Évangile selon St Paul et de chants choisis par le Duc et interprétés avec grâce par un quatuor choisi. Parmi les morceaux, le Jubilate Deo que Benjamin Britten a composé à la demande du prince Philip. Le son de la cornemuse puis celui des cors de la marine clôturent un service qui prend fin par un poignant God Save the Queen.

La reine Elizabeth II d'Angleterre lors des funérailles de son père, le prince Philip, duc d'Edimbourg
© Victoria Jones/Empics Entertainment/Photo News 

Plus digne que jamais, la souveraine entame une nouvelle page de vie sans Philip, avec la satisfaction d'avoir respecté les dernières volontés d'un époux qui fut à ses côtés durant 73 ans. Au sortir de la chapelle, la tribu Windsor regagne le château à pied et les observateurs attendent un échange entre William et Harry qui a finalement lieu. Opportunément restée à Los Angeles, Meghan ne pourra interférer dans ses retrouvailles et le Prince, entouré des siens, réalisera sans doute ses erreurs. Voilà qui pourrait constituer la dernière victoire du duc d'Édimbourg qui, sa vie durant, semble avoir voulu jouer un rôle de conciliateur au sein de la famille. Celui qui est resté le plus fidèle soutien d'Élizabeth II, demeurera un exemple pour la jeune génération, avec, à son actif 22291 engagements officiels, 5493 discours prononcés et une implication dans 780 organisations ! 

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