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Le glamour des Nobel

News Gotha

Christophe Vachaudez

17 December 2019

© Sara Friberg/Royal House of Sweden

Comme chaque année, solennité et glamour ont présidé la cérémonie de remise des Prix Nobel de Stockholm. Si la Norvège décerne le Prix Nobel de la Paix, ceux de chimie, de littérature, de médecine, de physique et d'économie sont restés dans le giron suédois. La famille royale assiste en tête à cette réception de prestige où les tenues des princesses et de la reine font parfois oublier le nom des heureux lauréats.

Pour l'édition 2019, la tradition s'est perpétuée et la vaste salle de réception de l'hôtel de ville de Stockholm a servi de cadre au dîner donné en l'honneur de quelque 1300 convives. Le menu a été concocté par le chef Sébastien Gibrand, médaille d'argent du Bocuse d'Or, un concours soutenu par le prince Carl-Philip de Suède. Après du caviar de Kalix présenté sur lit de concombres, chou-rave mariné, crème d'anémone et sauce au raifort, les invités ont dégusté du canard farci de chanterelles noires au thym citronné, accompagné de pommes de terre à l'ail caramélisées, de betteraves jaunes aux herbes et de chou milanais et oignons rôtis à l'huile de sapin. Une mousse de framboises et chocolat blanc clôturait les agapes culinaires. Côté coulisses, si le choix controversé de Peter Handke pour le Prix de littérature a suscité nombre de réactions, eu égard à ses prises de position passées en faveur de la Serbie, la française Esther Duflo, lauréate du Prix d'économie créé à l'initiative de la banque de Suède a surpris en apparaissant vêtue d'un sari.

Les princesses Madeleine et Sofia de Suède lors de la cérémonie de remise des Prix Nobel 2019 à Stockholm
© Sara Friberg/Royal House of Sweden 

Olga Tocarczuk qui a remporté le prix de littérature en 2018 mais l'a reçu cette année a retenu l'attention pour avoir su dérider le roi Carl-Gustav de Suède, son voisin de table au banquet. Mais les tabloïds n'ont eu d'yeux que pour la princesse Madeleine qui rentrait spécialement de Miami pour l'événement. Resplendissante, elle avait revêtu une robe rose fuchsia d'Angel Sanchez, un designer vénézuélien basé à New York. La princesse Sofia, en bleu turquoise, a surpris en proposant une variation supplémentaire de son diadème, véritable miracle interchangeable puisqu'il peut s'orner, au plaisir, de perles, d'émeraudes, de diamants ou de turquoise. Quant à la princesse héritière Victoria, elle avait opté pour une robe tout en bouillonnés, mêlant le noir et le blanc, due à la suédo-érythréenne Selam Fessahaye. Le lendemain, toute la famille royale recevait à son tour au palais les lauréats et tous les intervenants de ces journées très spéciales du calendrier officiel, en mémoire d'Alfred Nobel (1833-1896), suédois connu dans le monde entier.

Les batteries, seule issue possible pour le solaire ?

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Disparition de la reine Sirikit

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Déjeuner avec Amélie d'Arschot

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