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Albert Anker et l’enfance

ArtArtisteExpositionMartignyPeintre

Stéphanie Dulout

18 April 2024

Albert Anker, Gamin faisant des bulles

Vingt ans après avoir présenté une rétrospective de l’œuvre d’Albert Anker (1831-1910), la Fondation Pierre Gianadda propose de redécouvrir l’œuvre du peintre suisse à travers le prisme de l’enfance.

Albert Anker, Gamin faisant des bulles, 1873, huile sur toile, 45x32cm © Kunstmuseum Bern

Deux petits porteurs d'eau, 1893 © Kunstmuseum Solothurn, David Aebi, Bern

La vie d’Albert Anker aura été marquée par les deuils : celui de son frère et de sa mère le frappe alors qu’il est âgé de seize ans. Il sera suivi par celui de sa sœur cinq ans plus tard. Marié et père exemplaire, établi entre son village natal d’Anet et Paris (où il s’était formé, auprès du peintre suisse Charles Gleyre, puis à l’École impériale des Beaux-Arts), il sera profondément éprouvé par la perte de deux enfants en bas-âge : son fils Rudolf, emporté à deux ans par la diphtérie, puis Emil, mort à l’âge d’un an… Autant de deuils qui, à n’en pas douter, eurent une incidence sur son œuvre dominée par la figure de l’enfant et empreinte d’une tendresse touchante. Loin du pathos sentimentaliste dont peuvent être taxés nombre de peintres de l’enfance, Anker témoigne d’une belle candeur. Empreint de simplicité et de douceur, son réalisme jamais misérabiliste donne à voir l’harmonie et les petits bonheurs d’une vie paisible partagée entre les jeux et les labeurs des champs, comme en témoignent les titres de ses toiles : L’École en promenade, L’Ours de neige, Le Petit Musicien, Gamin faisant des bulles de savon, Fillette au fourneau, Les Petites Tricoteuses ou Deux Petits Porteurs d’eau… Des scènes charmantes et innocentes contrebalancées par quelques scènes historiques non moins attendrissantes, telles que Famille de réfugiés protestants ou L’Hospitalité (Soldats de l’armée Bourbaki soignés par des paysans suisses, en 1871).

Photo de couverture : Albert Anker, Gamin faisant des bulles, 1873, huile sur toile, 45x32cm (détail) © Kunstmuseum Bern

Les amoureux du gotha

Chroniques royales

Impossible de rater la saint-Valentin, rappelée à grands renforts de cœurs et de slogans accrocheurs. La tradition qui ne date pas d’hier serait née au cœur de l’Angleterre médiévale, toujours catholique au XIVe siècle. On pensait que les oiseaux commençaient à roucouler et penser aux amours le 14 février, jour de la Saint-Valentin. C’est le pape Alexandre VI qui désignera l’intéressé comme le patron des amoureux. La coutume traverse les siècles et se répand sur tout le Vieux Continent, aussi bien au sein de l’aristocratie que dans les couches populaires. Les Valentins et les Valentines fleurissent dans toute l’Europe s’échangeant bons vœux et billets doux. Au XXe siècle, elle devient une fête laïque qui permet, tout un symbole, de célébrer l’amour. Et le gotha souscrit volontiers à la règle.

Wifredo Lam : When I Don’t Sleep, I Dream

Arts & Culture

La plus vaste rétrospective consacrée à Wifredo Lam (1902-1982) à New York rassemble plus de 130 œuvres couvrant six décennies : peintures, grands dessins, livres illustrés, céramiques et archives.

États-Unis, New York

Van 10/11/2025 tot 11/04/2026

Extra informatie

Exposition

Anker et l’enfance

Dates

Du 01/02 au 30/06/2024

Adresse

Fondation Pierre Gianadda
Rue du Forum 59
CH 1920 Martigny

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Galerie Patrick Derom 40 ans d'art moderne et contemporain

Foires & Expositions

Fondée en 1986, la Galerie Patrick Derom s’est imposée, en près de quarante ans, comme l’une des références majeures dans la valorisation des avant-gardes belges et européennes. Elle sera présente à la BRAFA Art Fair, du 25 janvier au 1er février 2026.

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