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Ralph Gierhards rejoint la BRAFA

ArtBrafaExpo

Christophe Vachaudez

18 January 2024

Fondée en 1977 par son père Erwin, la galerie de Ralph Gierhards, établie à Düsseldorf, propose un large éventail d’œuvres d’art avec comme spécialité le mobilier ancien français et italien du XVIIIe siècle, les objets d’art en bronze doré mais aussi des tableaux ou de la porcelaine. Ralph Gierhards apporte en outre son expertise de spécialiste pour la sculpture des XVIIIe et XIXe siècles mais également pour les vases du français Camille Fauré, représentant emblématique de la période Art Déco… un véritable grand écart temporel justifié par l’amour du beau.

L’Éventail – Pourquoi avez-vous décidé de participer à la BRAFA ?
Ralph Gierhards – J’ai toujours apprécié la Foire en tant que visiteur et j’avais envie d’y prendre part depuis longtemps, afin de profiter de son atmosphère qui semble chaleureuse, comme celle d’une grande famille.

– Avez-vous déjà des clients belges ?
–
En effet. Voici des années que j’ai tissé des liens étroits avec des clients belges qui apprécient le choix d’objets que je propose dans ma galerie de Düsseldorf. Je les rencontre régulièrement lors des foires auxquelles je participe et je me réjouis de les revoir pendant la BRAFA.

Marie Tassaert (Anvers, 1642-après 1665), "Guirlande de fruits entourant un buste de Bacchus dans une niche en pierre", XVIIe siècle.

– Comment la Belgique est-elle perçue sur le marché de l’art ?
–
La Belgique est connue dans le monde entier comme un pays de grands collectionneurs à l’œil connaisseur très réputé.

– Allez-vous présenter des objets avec une connexion belge ?
– Oui, bien entendu. J’ai en ce moment une boîte réalisée à Spa, au XVIIIe siècle, avec un décor laqué figurant la confrontation entre David et Goliath, mais aussi une paire d’autruches en bronze sculptée par Albéric Collin (1886-1962), un très beau coffret marqueté anversois du XVIe siècle ou encore un cabinet portable de la fin du XVIIe siècle, exécuté lui aussi à Anvers. En ébène et poirier noirci, il renferme un rare ensemble de broderies dans un excellent état de conservation. Côté peintures flamandes, on peut citer une scène animée de Jan Josef Horemans (1714-1790), deux grands tableaux au monogramme de Pieter Snyers (1681-1758) figurant deux nobles assemblées, l’une s’adonnant à la musique, l’autre attablée à banqueter, et une intéressante œuvre de Maria Tassaert (1642-après1665), une rare peintre anversoise qui mériterait d’être mieux connue. Issue d’une collection privée namuroise, son œuvre présente un imposant cartouche en pierre timbré d’un mascaron en agrafe. Ce même cartouche renferme le chef de Bacchus couronné de pampres de vigne. De généreuses guirlandes de fruits agrémentent et colorent joyeusement la composition.

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