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FrancoFaune, une certaine idée de la chanson en français

Maxime Delcourt

02 October 2018

Toujours prompt à prôner la diversité musicale, le festival FrancoFaune revient à Bruxelles pour une cinquième édition qui, du 4 au 14 octobre, réunit têtes d'affiches et nouvelles têtes.

Non content d'investir pendant dix jours une vingtaine de lieux de Bruxelles et sa commune (Botanique, Atelier 210, Chaff, Brass, VK, Le Jardin de Ma Sœur, etc.) avec plus de cinquante concerts et tout un tas de jeunes pousses à découvrir, le festival FrancoFaune peut également s'enorgueillir de vouloir à chaque fois surprendre. Ainsi, lorsque les programmateurs invitent Brigitte Fontaine, 79 ans et toujours aussi saisissante à chacune de ses sorties, ce n'est pas simplement pour lui offrir un baroud d'honneur, mais bien pour lui proposer de donner un concert en compagnie de Yan Péchin (Bashung, Higelin) au 140, un lieu qui, à en croire l'organisation du festival, « compte beaucoup pour elle ».

Aux côtés de cette icône de la chanson française, de nombreux évènements sont également à cocher : il y a bien évidemment les concerts de Baloji, de Sharko (pour un show en français), de Marka (seul en scène pour l'occasion) et de BaliMurphy, le temps d'une prestation en acoustique. Histoire de coller aux tendances de l'époque, on pourra également compter sur les prestations d'Hippocampe Fou, du 77, de Chance ou d'Alaclair Ensemble, chargés de mettre en lumière un hip-hop toujours plus hybride, sans frein ni contrainte.

En cinq ans, cet autoproclamé « Festival de la biodiversité musicale » s'est aussi taillé une sacrée réputation en matière de défrichage, mêlant « espèces musicales en voie d'apparition et têtes d'affiches prêtes à sortir de leurs zones de confort ». Par le passé, on a ainsi pu découvrir aussi bien Roméo Elvis et Nicolas Michaux qu'Angèle ou l'Or du Commun. Cette année, ce sont notamment vers la pop de Mélanie Isaac, le groove de Mathias Bressan, les récits cinématographiques de Chevalrex ou encore les chansons ouvertes sur le monde d'Ali Danel que les regards risquent de se tourner. Après tout, l'avenir de de la scène francophone se trouve probablement là.

Souvenirs royaux

Chroniques royales

Comme ses consœurs à Genève, la maison de ventes Phillips organise une vente d’objets et de bijoux de provenances illustres, ce qui attire immanquablement amateurs et collectionneurs. Pour cette vacation, l’ancien royaume de Bavière a été mis à l’honneur en la personne des rois Louis Ier de Bavière (1786-1868) et Louis II de Bavière (1845-1886). Le premier, grand-père du second, fut un éminent patron des arts. Il contribua à transformer Munich en une capitale culturelle de premier plan, la couvrant de nouveaux édifices, tous plus imposants les uns que les autres. Il régna entre 1825 et 1848, date à laquelle il dut abdiquer suite à des velléités révolutionnaires et des amours tumultueuses avec l’actrice Lola Montez.

L'archi-connu Archiduc

Musique

Déjà auteur voici quelques années d’un beau livre consacré à l’histoire de l’Ancienne Belgique, l’ex-journaliste de la VRT Johan Ral s’est logiquement penché sur l’histoire de L’Archiduc, lieu idéal d’after pour les artistes qui se produisent à deux pas… à l’Ancienne Belgique. Et s’il n’est pas comparable à l’immense paquebot de Flagey, ce petit « vaisseau » qui fut longtemps un club privé mérite le titre de yacht privé Art déco, style architectural dont on vient de célébrer le centenaire.

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