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Cowboy, des vélos pour citadins pressés

Rédaction Eventail

28 May 2020

© Cowboy

Nouveau directeur produit venu de la tech, levée de fonds bouclée en un temps records, nouvelle gamme d'accessoires et bientôt un modèle « confort », la marque de vélos électriques Cowboy n'a pas chômé ces derniers mois*. Cette année, l'ambition de la start-up bruxelloise est de quadrupler ses ventes pour atteindre 20.000 vélos vendus.

Sportif, design, compact, ultra léger et connecté, le premier vélo estampillé Cowboy a convaincu près de 5000 cyclistes l'an passé. Fondée par Adrien Roose, Karim Slaoui, anciens de Take eat easy (retrouvez son interview ici), et Tanguy Goretti, co-fondateur de Djump en 2017, la jeune marque s'est en parallèle développée dans neufs pays, Allemagne et France en tête. Elle emploie aujourd'hui une cinquantenaire de personnes. Son récent tour de financement mené sur la plateforme de crowdfunding Crowdcube lui a permis de récolter plus de 4,5 millions d'euros (soit 300% de l'objectif initial), de quoi accélérer encore son développement.

Adrien Roose, Tanguy Goretti, Karim Slaoui © Cowboy

Rencontre avec Jeremy Le Van, serial entrepreneur et ex-cofondateur de l'application Sunrise Calendar revendue en 2015 à Microsoft, directeur produits depuis neuf mois. Choisi pour booster l'expérience utilisateur de la communauté Cowboy, il planche en ce moment sur l'amélioration de l'app.

Eventail.be - Qu'est ce qui vous a convaincu de rejoindre l'aventure Cowboy ?
Jeremy Le Van - Le succès de l'économie de partage, la saturation des villes et le besoin grandissant de solutions de mobilité douce créent un contexte favorable à l'expansion d'une société comme Cowboy. Le marché du vélo électrique est en plein boom. En 2018, rien qu'en Allemagne, un million de vélos ont été vendus. Il y a une vraie demande du marché. Travailler sur la micro-mobilité m'a beaucoup attiré. Ensuite, je viens plutôt du monde du software, je connais peu les contraintes et enjeux du hardware. Un vélo Cowboy cela représente une batterie, de l'électronique embarquée, différents fournisseurs en Europe... Ce côté produit et logistique me manquait.

Jeremy Le Van, des vélos électriques belges Cowboy
Jeremy Le Van © Thomas Nolf

- Quels sont vos premières missions ?
- Une de mes priorités est de contribuer à créer une vraie communauté digitale qui fédère ses utilisateurs autour de notre e-bike. Nous voulons qu'ils échangent entre eux, des conseils, des itinéraires, des éventuels accidents détectés un peu à la manière de Waze... Je réfléchis également à une manière de valoriser toutes les données collectées par notre app. Beaucoup de marques restent focalisées sur ce qu'elles connaissent : le vélo. Nous voulons proposer autre chose.

- Comment souhaitez-vous faire évoluer l'application ?
- L'app est centrale dans l'expérience Cowboy. Elle permet aujourd'hui de déverrouiller son vélo, de consulter différents types de données avant, pendant et après le trajet, par exemple, sur sa vitesse et les distances parcourues. Très peu de marques permettent cet historique. Nous voulons la faire évoluer d'une app utilitaire à un compagnon de route, à un assistant à solliciter en dehors de l'usage même du vélo. Différentes pistes sont envisagées, notamment en matière de santé et de navigation intelligente.

Un vélo électrique belge Cowboy dans le showroom de la marque
© Cowboy

- Quel regarde portez-vous sur l'entreprise aujourd'hui ?
- Cowboy offre une expérience complète à sa communauté. Des services additionnels comme des assurances sont venus se greffer au vélo dans un esprit « one stop shop » donnant naissance à tout un écosystème. Les opérations sont un élément clé de l'entreprise. Toutes les réparations sont faites par nous. Nos équipes doivent pouvoir être disponibles à tout moment. Sur nos 50 collaborateurs, la moitié gère l'opérationnel. C'est essentiel et cela contribue au succès de la marque.

www.cowboy.com
 

* : interview réalisée avant le confinement
 

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