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Un sacré numéro ! Les 100 ans du N°5 de Chanel

  • Rédigé par Virginie Draelants
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L'iconique flacon du N°5 de Chanel L'iconique flacon du N°5 de Chanel © Chanel

Certains chiffres portent bonheur, d'autres deviennent carrément mythiques. C'est le cas du N°5 de Chanel, parfum de légende s'il en est. En ce mois de mai, il célèbre un siècle de sillage et confirme sa modernité, entre nouvelles déclinaisons et respect absolu de son héritage.

C'est sans doute le parfum le plus universellement célèbre. Rares sont les créations à ce point inscrites dans la conscience collective qu'elles évoquent aussitôt une foule d'images : un flacon pur aux lignes carrées, une étiquette noir et blanc ou une petite phrase prononcée par Marilyn Monroe, en réponse à la question "Que portez-vous pour dormir, la nuit ?" – Juste une goutte de N°5".

Et, bien sûr, des égéries prestigieuses, dont le visage est à jamais associé à ce parfum mythique : Catherine Deneuve, Carole Bouquet, Nicole Kidman, Audrey Tautou, Brad Pitt (!), Marion Cotillard...

 

Marion Cotillard dans une publicité pour le parfum N°5 de Chanel
© Chanel 

 

Le 5 mai 1921, lorsqu'il voit le jour, le N°5 bouscule l'univers de la parfumerie et renouvelle avec génie un langage olfactif alors limité aux jus "descriptifs", avec des noms un peu alambiqués et des compositions imitant la nature, les bouquets de fleurs en particulier. Visionnaire ici comme en mode, Gabrielle Chanel ne veut rien de tout cela et commande à Ernest Beaux, le parfumeur des tsars, un parfum "abstrait". Ce premier jus pensé par une femme pour les femmes se devait d'être à la hauteur de la nouvelle allure créée par la couturière – le confort du jersey, les emprunts à la garde-robe masculine, le noir et blanc, le pyjama de jour, la marinière, le pantalon à pont...

 

Le flacon original du parfum N°5 de Chanel vide
© Chanel 

 

Le N°5 - ainsi dénommé parce qu'il s'agissait de la fiole d'essai n°5, et aussi le chiffre fétiche de Coco Chanel - démode d'un seul coup tous les autres parfums. Révolutionnaire et avant-gardiste, il doit son succès immédiat et durable à un petit miracle : un contenant et un contenu parfaitement en phase.

 

Coco Chanel avec un collier de perles
 Gabrielle Chanel © Chanel

 

Mais le N°5 sait aussi cultiver son mystère, car la formule de cet aldéhydé poudré est restée secrète. À la fin de la guerre, cet emblème de joie et d'élégance symbolisait aussi Paris libéré, lorsque les GI's faisaient la queue devant la boutique de la rue Cambon pour en rapporter aux États-Unis un flacon à leur fiancée, à leur femme ou à leur mère.

 

le pop artiste Andy Warhol a immortalisé le parfum N°5 de Chanel
© Chanel

 

Le N°5 a aussi la fibre artistique. N'est-il pas le premier parfum à entrer au MoMA, le Musée d'Art moderne de New York ? En 1985, Andy Warhol a sérigraphié le flacon cubiste en une explosion de couleurs très Pop... Loin de s'endormir sur ses lauriers, le N°5, longtemps numéro un des ventes, a su se réinventer, d'extrait en eau de toilette et d'Eau Première en eau de parfum. Comme dans le "rêve familier" de Verlaine, "ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre"...

 

 

Aujourd'hui, un siècle après les Années folles, alors que nous rêvons nous aussi de libération, gageons que "le parfum des parfums" n'a pas fini de nous distiller ses sortilèges.

www.chanel.com

 

Rédigé par Virginie Draelants