Dans la Cour des Grands : Le roi est mort, vive le roi !
Je suis toujours surpris par l’instantanéité d’une monarchie lorsque l’un de ses membres passe l’arme à gauche. En Norvège, lorsque le vieux roi Harald rend son dernier souffle, sur son lit d’hôpital au cœur d’Oslo, c’est comme s’il l’insufflait dans les narines de son fils, assis à ses côtés, pour assurer la continuité. La vieille formule est d’autant plus vraie qu’en l’espèce, le roi s’est accroché jusqu’au bout à son pouvoir, tout relatif qu’il fût dans cette monarchie essentiellement protocolaire.