• HLCÉ

Les souverains espagnols inaugurent le musée des collections royales

Maison de BourbonNews Gotha

Christophe Vachaudez

31 July 2023

Le projet avait été envisagé pour la première fois en 1935 mais n’avait pu se concrétiser jusqu’à ce que l’impulsion finale soit donnée en 1998. Aujourd’hui, la Galerie des collections royales existe bel et bien et vient d’être inaugurée par le roi Felipe et la reine Letizia à quelques pas du palais royal, à droite de la cathédrale de l’Almudena, en plein cœur de Madrid.

De conception résolument moderne, le bâtiment surplombe le parc du Campo del Moro. Commencé en 2006, il s’est terminé en 2015, après moult atermoiements, et présente aujourd’hui sur six étages et une surface de 40.475 m², les trésors du Patrimonio Naciónal qui ne sont pas exposés dans les différentes résidences royales. La première sélection sera visible jusqu’en 2024 puis les expositions se suivront afin de mettre en valeur des pièces d’exception trop souvent remisées dans les réserves.

© Photo News

© Photo News

Organisées de façon chronologique, les œuvres permettent de passer en revue l’évolution de l’Espagne à travers les dynasties qui se sont succédées et ont forgé l’histoire du pays. Rien que dans le domaine pictural, les plus grands artistes illustrent le goût des souverains qui ont fait appel à eux. Difficile d’en dresser une liste exhaustive mais on peut mentionner le polyptique réalisé par Juan de Flandes pour Isabelle la catholique, le paysage au Saint-Christophe de Joachim Patenir, des portraits de Philippe IV et de son épouse par Rubens, Salomé et la tête de Saint-Jean-Baptiste du Caravage, une Nativité de Lavinia Fontana, une Crucifixion du Titien, le fameux cheval blanc cabré de Diego Velazquez, ou encore les portraits de Charles IV et de la reine Marie-Louise par Goya, des scènes galantes de Watteau, des œuvres du Greco, de Tiepolo, de Hiacynthe Rigaud, de Michel van Loo et Pantoja de la Cruz pour ne citer qu’eux. Des horloges aussi car la collection du Patrimonio Naciónal fait partie de l’une des plus belles au monde, des tapisseries, des carrosses dont le fameux carrosse noir de Marianne d’Autriche qui date de la fin du XVIIe siècle ou un autre, plus récent, exécuté durant le règne de Ferdinand VII, la chaise à porteur rococo de Barbara de Bragance, le retable en argent et ébène de l’empereur Charles Quint, des soieries, des ornements liturgiques, des manuscrits, des armures, des instruments de musique, des sculptures, des porcelaines, des cristaux, des tapis, des costumes, du mobilier précieux, des documents historiques, des bronzes, des photographies, un imposant surtout de table, le dais de la reine Marie-Louise, les couronnes en diamants et topazes offertes par la reine Isabelle II à la Vierge d’Atocha et à l’enfant Jésus après avoir échappé à un attentat, bref, un aperçu d’une richesse et d’une variété remarquable qui nous invite à pénétrer les arcanes des collections royales, étoffées au fil des siècles par quantité de monarques mécènes et amateurs d’art.

Victoria Eugenia de Battemberg, con mantilla © DR

© DR

Lors de son discours inaugural, le roi Felipe s’est réjoui que ces chefs-d’œuvre soient enfin accessibles au public et offrent à Madrid un nouveau pôle muséal de cette qualité…un must pour les futurs touristes en partance pour l’Espagne !

Photo couverture : © Photo News

Éco-dico : La valse des devises

Économie & Finances

Voyager en dehors de la zone euro est l’occasion, quand on reçoit son relevé de compte, d’observer les variations de taux de change qui peuvent s’opérer d’un jour à l’autre. Ce n’est pas qu’anecdotique : c’est aussi une mise en garde pour l’investisseur qui se laisserait tenter par des rendements élevés.

Visite impériale

Chroniques royales

L’empereur Naruhito et l’impératrice Masako ont effectué une visite d’État aux Pays-Bas à l’invitation du roi Willem-Alexander. Les liens entre les deux cours sont très étroits et les souverains bataves avaient fait le déplacement à Tokyo pour l’investiture du fils aîné de l’empereur Akihito quand celui-ci était monté sur le trône du chrysanthème le 1er mai 2019.

Alle artikels

Anniversaire Rise for Kids

Vie mondaine

Dans les salons du Cercle Royal Gaulois Artistique & Littéraire, l’asbl Rise For Kids célébrait ses cinq années de mobilisation contre la pauvreté infantile en Belgique, sous le thème inspirant de “Rêves d’enfants”. Une étape symbolique, d’autant que l’asbl a été couronnée, ce 9 octobre, par le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi. De nombreux invités et amis avaient répondu présent pour partager un moment empreint d’espoir. Le Choeur des Petits Chanteurs de Belgique a offert une parenthèse musicale d’une grande délicatesse, avant qu’un tea time raffiné ne prolonge les échanges dans une atmosphère conviviale. Une célébration marquante pour ces cinq années d’engagement, d’actions concrètes et d’ambition : permettre à chaque enfant de continuer à rêver. © Amélie de Wilde

16/11/2025

Alle artikels