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L'anniversaire de la princesse Antonella d'Orléans-Bourbon

Christophe Vachaudez

13 December 2019

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[caption id="attachment_22992" align="alignnone" width=""]Prince et Princesse Alvao d'Orléans-Bourbon[/caption]Avec son époux le prince Alvaro, descendant des rois de France et d'Espagne mais aussi des tsars de Russie ou de la reine Victoria, la princesse Antonella d'Orléans-Bourbon forme un des couples les plus en vue de la principauté. Quand les princes n'organisent pas des reunions entre cousins, ils assistant aux grands événements du calendrier monégasque.

Voici trois ans, elle avait donné une grande réception à Monte Carlo où l'on pouvait croiser le roi Juan-Carlos d'Espagne, parrain de sa fille Eulalia, le prince Hans-Adam de Liechtenstein, le roi Siméon de Bulgarie ou le prince Albert II de Monaco. Avec sa belle-soeur, Doña Beatrix d'Orléans-Bourbon, elle a réitéré au Ritz, en octobre 2016, pour la parution en Français d'une biographie du duc de Montpensier, ce fils cadet de Louis-Philippe dont descend son époux. La princesse qui se partage entre l'Espagne, l'Italie et Monaco s'était alors confiée à L'Eventail.

 
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L'Eventail - Madame, avant votre mariage, connaissiez-vous cette branche de la famille d'Orléans ?

Antonella d'Orléans-Bourbon - Je vous avoue que je n'avais qu'une connaissance générique du sujet, liée à mon intérêt pour l'histoire européenne, la discipline pour laquelle j'ai d'ailleurs obtenu mon diplôme mais depuis lors, je m'y suis particulièrement intéressée.

- En épousant Don Alvaro en 2007, vous devenez Princesse. Qu'implique, selon vous, le fait de porter un tel titre au XXIe siècle ?

- Dans un contexte historique de plus en plus républicain, le concept de 'Princesse' doit revenir à ses racines, présentes dans le mot principio, qui veut dire 'début'. En conséquence, je vis mon appartenance à la maison d'Orléans-Bourbon avec un grand respect, tant pour son histoire que pour ses traditions.

- Vous avez d'abord écrit une biographie de Leopoldo Parodi-Delfino, le grand-père maternel de votre époux, surnommé le sénateur de fer. Pouvez-vous nous en dire plus ?

- Apprendre à connaître ce personnage, grand précurseur et découvreur de talents, fondateur de l'un des plus importants groupes industriels du siècle dernier en Italie, fut une exploration fascinante. Je dirai plus. Si 'aristocrate' veut dire 'l'exercice du pouvoir par les meilleurs', on peut sans doute affirmer que le sénateur Leopoldo Parodi-Delfino était l'aristocrate par excellence du monde industriel. Ce fut une vraie chance pour moi de me plonger dans cette époque et ce milieu passionnant et parfois amusant !

 
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- L'écriture fait-elle partie de vos passions ?

- Sans aucun doute, l'écriture est pour moi un moyen de communication privilégié qui me permet de mieux confronter et de comparer mes idées, et aussi parfois de les modifier. Cette préférence est d'abord liée à ma nature, puis à mes études qui m'ont donné la base culturelle nécessaire mais aussi une plus grande confiance en moi pour développer cette inclination.

- Vous avez écrit il y a peu la postface d'une biographie du duc de Montpensier, l'ancêtre Orléans du prince Alvaro. Pouvez-vous nous en dire plus ?

- Antoine d'Orléans, duc de Montpensier était le dernier fils de Louis Philippe, roi des Français. En 1846, il se rendit en Espagne pour épouser la fille du roi Ferdinand VII, donnant ainsi naissance à la branche franco-espagnole à laquelle appartient mon mari. Son histoire est je croix mieux connue en Espagne qu'en France, d'où l'intérêt d'avoir fait traduire la biographie écrite par Ricardo Mateos Sainz de Medrano consacrée à ce personnage haut en couleurs. Le duc de Montpensier, a laissé des traces importantes dans le contexte urbain de Séville, il suffit de penser au palais de San Telmo, aujourd'hui occupé par la Junta de Andulacia, et au grand parc de Maria Luisa qui porte le nom de son épouse.

 
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- Selon vous, comment pourrait-on définir ce personnage au caractère bien trempé ?

- Le duc de Montpensier était un homme raffiné, d'une grande culture. Il a su gérer sa fortune avec intelligence et l'utiliser en mécène éclairé mais aussi dans le domaine industriel. Si il n'a pas réussi à devenir roi d'Espagne, il a cependant établi à Séville, au palais de San Telmo, une cour parallèle à celle de sa belle-soeur, la reine Isabelle II, à Madrid, une cour plus internationale et plus cultivée d'ailleurs.

  

 
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- Votre fille Eulalia a pour parrain le roi Juan-Carlos. A-t-elle conscience de l'histoire de sa famille?

- Ma fille Eulalia adore son parrain et au fur et à mesure qu'elle connaîtra l'histoire, je pense qu'elle appréciera et respectera ses origines. Pour l'instant, elle n'a que dix ans et elle s'amuse comme tous les enfants de son âge avec les jeux électroniques mais elle apprend également à jouer du piano.

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