Rédaction
02 April 2026
Deux propositions qui disent beaucoup d’un hôtel décidé à faire de la table un théâtre vivant.
Le brunch est généralement une affaire de matin paresseux. On y arrive encore un peu engourdi, l’esprit flottant entre café et viennoiseries. Ici, l’idée est renversée. Le Brunch After Dark se glisse dans la nuit du samedi, comme un dîner qui aurait décidé de s’émanciper de toute rigidité. On arrive entre 19h et 20h30. Puis le temps se dilate. Les assiettes circulent. Les conversations prennent leur rythme.
© Corinthia Brussels
Le chef David Martin, figure bien connue de la scène gastronomique belge, s’est amusé à brouiller les frontières. Ce brunch nocturne ne cherche ni à ressembler à un buffet d’hôtel, ni à imiter un dîner gastronomique. Il flotte quelque part entre les deux, dans une forme de liberté gourmande. On picore. On compose. On revient.
Le parcours commence souvent du côté de la mer : fruits de mer, crustacés, demi-homard. Les amateurs s’attardent devant les plateaux comme devant une vitrine de joaillier.
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Plus loin, poissons et viandes sélectionnées attendent leur heure. Une station de pâtes, préparées à la minute, apporte ce supplément de chaleur et de spontanéité qui transforme un buffet en scène culinaire. Le regard finit toujours par dériver vers les desserts du chef pâtissier Thomas Delabie. Ses créations, précises et élégantes, jamais démonstratives, concluent la soirée avec la délicatesse d’un point final bien placé.
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Mais ce qui distingue vraiment ce rendez-vous tient à l’ambiance. Un DJ accompagne la soirée. Rien d’invasif mais plutôt une pulsation légère, presque feutrée, qui accompagne les conversations et les verres. L’effet est subtil. On n’a pas l’impression d’assister à un dîner. Plutôt à une soirée où l’on mange particulièrement bien. Et c’est peut-être cela, au fond, l’intelligence de la proposition.
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Le Brunch After Dark aura lieu les 7 avril, 9 mai et 13 juin 2026, avec un service jusqu’à minuit. Compter 160 euros par personne, eau et café compris.
À quelques salons de là, l’hôtel cultive un tout autre tempo. Le Brunch Signature du dimanche se déroule dans le Salon Elisabeth, espace lumineux qui semble conçu pour accueillir les dimanches tranquilles. Ici, rien ne presse. Le déjeuner commence à midi, s’étire jusqu’à 15 heures, et suit un rituel presque classique : une coupe de champagne Ruinart ouvre la danse, ou une alternative sans alcool, avant que chacun ne parte explorer le buffet.
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La proposition s’appuie sur un répertoire généreux : fruits de mer, poissons fumés, demi-homard, plats chauds de saison, fromages artisanaux. La station de pâtes, préparées devant les convives, introduit un geste simple mais toujours efficace : voir cuisiner donne toujours plus d’appétit. Puis viennent les pâtisseries. Là encore, la signature de Thomas Delabie apparaît dans une série de desserts précis, aux équilibres nets, qui évitent toute lourdeur.
Le brunch comprend également une demi-bouteille de vin par personne, ainsi que l’eau et le café. Une générosité qui rappelle que le brunch, dans sa version la plus aboutie, est avant tout une célébration du dimanche.
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Ce qui frappe, dans ce brunch dominical, n’est pas tant l’abondance, pourtant bien réelle, que l’atmosphère. Les conversations s’installent. Les assiettes reviennent. La lumière glisse lentement sur les tables. On comprend alors que ce brunch n’est pas seulement un repas. C’est un petit cérémonial hebdomadaire.
Les prochaines dates sont annoncées les 5 et 12 avril, ainsi que les 10 et 31 mai.
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Finalement, ces deux rendez-vous racontent deux façons d’habiter la même maison. Le samedi soir, le brunch devient nocturne, presque festif. Le dimanche midi, il retrouve sa lenteur originelle. Dans les deux cas, le Corinthia Grand Hotel Astoria Brussels poursuit une idée simple : faire de la table un lieu de vie, où la gastronomie ne se contente pas de nourrir mais compose une réelle atmosphère. Et dans un hôtel qui fut jadis l’un des grands symboles de la Belle Époque bruxelloise, cette manière de célébrer le plaisir du temps long n’a finalement rien d’anodin.
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