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America 250 au Cinquantenaire : la grande célébration de l'ambassade des États-Unis

Rédaction

23 June 2026

Le 28 juin 2026, le parc du Cinquantenaire accueille la commémoration du 250e anniversaire de l’indépendance américaine. Organisée par l’ambassade des États-Unis et son ambassadeur Bill White, la soirée doit réunir près de cinq mille invités.

La date renvoie au 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance des États-Unis. Pour l’occasion, l’ambassade américaine en Belgique a choisi le parc du Cinquantenaire, à Bruxelles, pour ce qu’elle présente comme la plus vaste célébration américaine jamais organisée hors de Washington. L’événement se tiendra le 28 juin de 17h à 23h30 et reste réservé aux invités. Environ cinq mille personnes y sont attendues, parmi lesquelles des militaires américains et leurs familles, des responsables politiques belges et des représentants des institutions européennes et de l’OTAN.

Un programme de grande ampleur

Le groupe de country-rock Zac Brown Band, plusieurs fois primé aux Grammy Awards, figure en tête d’affiche. La soirée prévoit également un survol d’avions de chasse américains et belges, dont des F-35, des F-16 et un A-400M, ainsi qu’une animation par drones. Des discours officiels de responsables américains, belges, européens et de l’OTAN précéderont un feu d’artifice d’une trentaine de minutes. Une zone familiale est aménagée près de la fontaine du parc, et une réception se tiendra au musée Autoworld.

Plusieurs personnalités sont annoncées, dont le Premier ministre belge Bart De Wever et le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte. Le roi Philippe avait été convié, mais le Palais aurait décliné l’invitation. L’ambassadeur White affirme avoir réuni plus de 3,6 millions d’euros de financement privé auprès d’entreprises américaines et belges.

Une organisation contestée

L’événement a suscité des oppositions. Une lettre ouverte initiée par Extinction Rebellion, cosignée par Greenpeace, Code Rouge et Vredesactie, a été adressée au bourgmestre de Bruxelles Philippe Close afin de demander le refus du permis. Les signataires y critiquent une célébration qu’ils jugent incompatible avec leurs positions sur le climat et sur la politique américaine. Le bourgmestre a répondu en limitant à vingt-quatre heures au maximum la fermeture du parc précédant la manifestation.

Bill White, l’Amérique de Trump en Belgique

William Bryan White, né en 1966 à Point Lookout, dans l’État de New York, est un entrepreneur américain. Il a fondé et dirige la société de conseil Constellations Group, et a présidé jusqu’en 2010 l’Intrepid Sea-Air-Space Museum de New York. Donateur de Barack Obama puis d’Hillary Clinton, il s’est rallié à Donald Trump en 2016 et a soutenu ses campagnes de 2020 et de 2024. Le Sénat américain a confirmé sa nomination le 7 octobre 2025, et il a pris ses fonctions à Bruxelles le 6 novembre suivant.

© Joel Hoylaerts/Photonews

Une action diplomatique scrutée

Depuis son arrivée, l’ambassadeur affiche des objectifs économiques élevés, dont la conclusion de cinquante milliards de dollars d’accords commerciaux entre les États-Unis et la Belgique. Il a rencontré plusieurs responsables régionaux, parmi lesquels le ministre-président wallon Adrien Dolimont et le vice-Premier ministre David Clarinval, pour promouvoir les investissements croisés et les exportations d’énergie américaine. Sur le plan diplomatique, il a réaffirmé l’engagement des États-Unis au sein de l’OTAN.

Son mandat a aussi connu des tensions. En février 2026, des messages publiés sur le réseau X, dans lesquels il accusait des autorités belges d’antisémitisme à propos d’une enquête judiciaire anversoise, ont conduit le ministère des Affaires étrangères à le convoquer le 17 février. Le Premier ministre De Wever a rappelé publiquement qu’il n’appartient pas à un ambassadeur de perturber la vie politique nationale. White est ensuite revenu sur plusieurs de ses prises de position et a reconnu le caractère inapproprié de certaines attaques personnelles.

© Joel Hoylaerts/Photonews

Un siège diplomatique en suspens

Le projet immobilier de l’ambassade demeure incertain. En décembre 2022, le gouvernement américain avait acquis l’ancien siège d’ING, au Cours Saint-Michel à Etterbeek, pour y installer ses missions diplomatiques, un projet estimé à environ 1,3 milliard de dollars. En mars 2026, White a évoqué la possibilité de conserver le site actuel du boulevard du Régent et d’y acquérir des immeubles voisins. À la mi-juin, selon La Libre, l’abandon du transfert vers Etterbeek était à l’étude, sans qu’une décision officielle ait été communiquée.

Conformément à la décision du bourgmestre, le parc fermera ses portes au public la veille au soir. L’ambassade y attend près de cinq mille invités pour une soirée qu’elle présente comme la plus importante jamais organisée hors des États-Unis.

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