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Faites le trottoir !

Art en plein air

Rédaction Eventail

14 March 2017

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[caption id="attachment_17331" align="alignnone" width=""]Dans les Marolles, les graffs, tags et autres fresques emplissent les murs. Ici, une visite guidée par Caroline Vercruysse[/caption]L'asbl Fais le Trottoir propose des visites guidées autour du street art. Passionnés, Caroline et Frédéric pratiquent et connaissent le milieu. Leur ambition ? Faire sauter les préjugés et offrir un autre regard sur des pratiques artistiques "mal" (re)connues. Rencontre. 

Retrouvez cet article dans la version papier de L'Eventail du mois de mars, disponible actuellement en librairies et sur tablettes ici.

L'Eventail – Pourquoi avoir créé Fais le Trottoir ? Quelle est l'ambition de l'asbl ?

Caroline Vercruysse – Nous avons crée Fais le Trottoir car nous voulions avoir une structure pour nos projets. Cela fait plusieurs années que Frédéric et moi nous impliquons dans divers projets et nous voulions les professionnaliser. À travers toutes ces actions, les membres de l'équipe tentent de mettre en évidence les aspects positifs du graffiti et de transmettre à un large public une vision objective la plus authentique possible, qui dépasse les stéréotypes liésà ces pratiques. Le but étant de faire valoir la richesse et la diversité de la scène graffiti et de débloquer des moyens pour ses acteurs.

– Le street art adopte une multitude de formes. Lesquelles vous concernent-elles le plus ?
– Nous nous intéressons à toutes les traces et tous les signes que nous trouvons dans l'espace public. Nous sommes passionnés par les tags et les graffs plus sauvages, qui sont la base de ce mouvement. Mais nous nous intéressons aussi énormément aux fresques et aux interventions moins sauvages. Dans nos visites, nous parlons de ces deux aspects et de la cohabitation de ces deux pratiques assez différentes.

 
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– Que pensez-vous du street art qui prend place dans les musées, les galeries ?
– Nous remarquons que le vocabulaire lié au street art est souvent mal utilisé. Par définition, le street art se trouve dans la rue. Lorsque les artistes issus du street art exposent en galerie ou musée, la technique, la démarche et l'intention sont très différentes d'une intervention en rue. Leur production artistique reprend les codes et les techniques des interventions urbaines mais celle-ci est figée sur un support destiné à être vu dans un cadre bien précis. Je pense qu'il s'agit alors d'une autre démarche et que l'on ne peut parler de street art ou de graffiti dans ce cas.

– Quels sont vos projets pour 2017 ?
– S'impliquer encore plus avec Fais le Trottoir et continuer à développer des projets autour du graffiti. Nous voudrions proposer de nouveaux parcours de visite et nous sommes ouverts aux différentes propositions de partenariat ou collaboration.

Fred et Caro vous guident à travers différents quartiers de Bruxelles pour apprécier leurs spécificités (centre-ville, Ixelles, Forest), sur d'autres sites dédiés au street art (le quartier de Neerpede à Anderlecht, le village déserté de Doel) ou vous invitent à la découverte de supports particuliers liés à une pratique du genre, comme les trains par exemple.

 
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Fais le Trottoire 
Tel : 0488 98 70 33
www.faisletrottoir.com
visitegraffiti@gmail.com

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