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Coup d'envoi du 21e Festival du film asiatique d'Udine

Far East Film FestivalJeon DoyeonLee ChangdongSunshine

Rédaction Eventail

29 April 2019

Far East Film Festival 2019

[caption id="attachment_21822" align="alignnone" width=""]Le film Birthday a fait l'ouverture du festival[/caption]Dans son pays, on l'a surnommée « The Queen of Cannes ». L'actrice sud-coréenne Jeon Do-yeon a été la première artiste asiatique à remporter en 2007 une Palme d'or sur la Croisette pour son rôle dans le film Secret Sunshine de son compatriote Lee Chang-dong. Devenue une star non seulement dans son pays mais au niveau international, la comédienne de 46 ans était l'invitée d'honneur du 21e Festival du film asiatique qui se tient chaque année en avril à Udine, dans la province du Frioul Vénétie Julienne.

 Je suis depuis sa première édition un fervent de cette manifestation qui n'a pas d'équivalent sur le continent européen. On y présente des productions de tous les pays d'Asie (18 au total pour cette année), mais l'accent est toujours mis sur le côté « populaire » : autrement dit – et contrairement à Cannes, Venise ou Berlin -, ce qu'on peut découvrir ici ne relève pas du cinéma d'auteur, mais reflète les goûts et les passions du public japonais, thaïlandais, chinois ou japonais. C'est une ouverture sur la culture, le mode de vie, les traditions et les singularités de ces pays au sujet desquels on cultive encore souvent chez nous bien des stéréotypes. J'en ai vu une illustration dans le film d'ouverture du Festival, Birthday.

 
 Far East Film Festival 2019

Cette première œuvre de la réalisatrice Lee Jong-un parle d'une tragédie collective qui a bouleversé la Corée du sud. En 2014, un ferry qui transportait pour une excursion scolaire quelque 304 étudiants a coulé accidentellement sous les yeux des parents et amis qui voyaient à la télévision le drame se dérouler en temps réel. Le film ne nous montre pas les événements mais se situe cinq ans plus tard et nous fait partager les tourments d'un couple qui a perdu leur fils dans la catastrophe. La mère du jeune garçon est interprétée par Jeon Do-yeon avec une intensité bouleversante. Mais ce qui m'a frappé une fois de plus, c'est le paroxysme dans la traduction des sentiments. Il y a dans tous les films coréens comme un code en vertu duquel les émotions - qu'il s'agisse de la colère, du chagrin ou de la passion amoureuse - sont exprimées par les acteurs dans un style extraverti qui nous déconcerte et nous trouble. Ainsi le cinéma n'est plus seulement un spectacle, il nous donne accès à l'identité d'un peuple.

Emmanuel Marre : « Henri s'auto-aveugle car il est plutôt obsédé, à l'idée de réussir sa vie. »

Cinéma

En septembre 1940, au début du régime de Vichy, Henri Marre (Swann Arlaud) arrive seul à Vichy. Sans le sou et loin des siens, cet ingénieur pétainiste zélé veut faire publier son manifeste politique intitulé Notre Salut. Emmanuel Marre s’inspire des lettres que son arrière-grand-père, Henri Marre, et son arrière-grand-mère se sont échangées pendant la Seconde Guerre mondiale. Le réalisateur de Rien à foutre (2020) livre un film d’époque pourtant bien ancré aujourd’hui. Rencontre avec Emmanuel Marre.

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Cinéma

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