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La BRAFA s’agrandit

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Christophe Vachaudez

16 January 2026

À la tête de la galerie familiale du Sablon qui fut fondée en 1839, Arnaud Jaspar Costermans a intégré le Conseil d’administration de la BRAFA et, en tant que vice-président, il nous dévoile ce que réserve la 71e édition de l’une des plus importantes foires d’art en Europe.

Nous pouvons déjà déduire que l’extension annoncée témoigne de la bonne santé de la BRAFA qui s’affirme toujours comme un rendez-vous attendu. Certains se souviennent des foires qui se déroulèrent au Palais des Beaux-Arts, puis sur le site de Tour & Taxis. À chaque fois, la foire se réinvente en s’appropriant les lieux. Elle s’épanouit maintenant au Heysel et s’annonce plus prometteuse comme jamais. Le Conseil d’administration, chapeauté avec panache par Beatrix Bourdon, gardienne du temple et grande ordonnatrice des réjouissances, n’est pas étranger à cette réussite. Il faut bien l’avouer, de réjouissances il sera question ! La BRAFA ne favorise-t-elle pas les échanges en jetant des ponts entre passionnés, véhiculant cette beauté vitale dont nous avons tant besoin ?

Remarquable aquarelle du Liégeois Franz Binjé (1835-1900) intitulée Le Feu, chez Thomas Deprez Fine Arts (stand 109). © Cedric Verhelst

L’Éventail – Quelles sont les nouveautés à signaler pour la BRAFA version 2026 ?
Arnaud Jaspar Costermans – Cette édition est marquée par une extension majeure, puisque nous avons décidé d’occuper le palais 8 en plus des palais 3 et 4 qui accueillaient déjà la foire. Le palais 8 sera entièrement consacré à la gastronomie, ce qui nous a permis de libérer l’espace autrefois dévolu aux restaurants et d’en disposer pour l’offrir à de nouveaux exposants. Dans les 2000 m² du palais 8, nous trouverons une brasserie de plus de 300 places, un restaurant italien dont la carte a été établie par le chef étoilé Giovanni Bruno, un coin sushis, un bar à huîtres et un comptoir avec des sandwichs et des salades que les exposants pourront emporter, si nécessaire, sur les stands. Nous avons souhaité associer l’expérience gustative au plaisir visuel. Bien entendu, l’art demeure l’axe central de la BRAFA, mais la gastronomie s’invite dans la tradition du bien vivre et de la convivialité qui caractérisent la Belgique. En revanche, les bars proposant du champagne seront toujours en place au cœur de la foire.

Rare pot-pourri en porcelaine de Tournai datant des années 1763- 1775, chez Art et Patrimoine - Laurence Lenne (stand 83). © Art et Patrimoine - Laurence Lenne

– Combien d’exposants seront présents à la BRAFA cette année ?
 Grâce à cette extension, nous comptons pour cette édition 147 exposants, soit une vingtaine de plus que les années précédentes. Mais nous ne voulons pas étendre davantage la foire, car il nous paraît essentiel de lui conserver sa taille humaine. Certains couloirs ont pu être élargis et l’entrée a été repensée comme une sorte d’esplanade qui se révélera plus majestueuse qu’auparavant. Ce qui semble important à signaler, c’est l’attrait que suscite la BRAFA, car il n’a pas été nécessaire de démarcher pour trouver des exposants. Nous avons reçu beaucoup de candidatures et nous avons appliqué nos critères de sélection pour retenir les heureux élus. Notre turnover est d’à peine 10 %, ce qui est plutôt remarquable. Je crois que c’est en grande partie dû au fait que la BRAFA est gérée par ses membres, c’est-à-dire une ASBL qui est constituée d’exposants et d’antiquaires, ce qui crée une dynamique saine et fait la différence avec les autres foires. Comme précédemment, le décor a été imaginé par l’architecte Nicolas de Liedekerke. Le public est très sensible au décor et une fois encore, nous espérons qu’il prendra plaisir aux efforts réalisés.

Cette tête de Bouddha datant du IIIe siècle de notre ère provient du Gandhara et sera exposée chez Finch & Co (stand 19). © Finch & Co

– Pensez-vous avoir pu atteindre un certain équilibre entre l’art ancien et l’art contemporain ?
 Une foire est le reflet du marché et donc, il est important pour nous de présenter une section d’art contemporain forte. Mais nous devons absolument respecter un seuil que, je pense, nous avons atteint. Le Conseil d’administration est composé d’antiquaires spécialisés pour beaucoup dans l’art ancien, nous sommes très attentifs à cette problématique. Nous continuons à enrichir des départements qui pourraient paraître sous-représentés, mais l’agenda des salons nous prive parfois de certains noms qui participent à d’autres événements. De façon générale – et je parle pour mon domaine de compétence – je préfère me confronter à la concurrence, ce qui crée une émulation, voire une synergie, plutôt que d’être le seul à exposer, par exemple, des meubles du Grand Siècle. Cela dit, nous comptons bien ne pas rassembler les galeries par thématique car nous avons toujours préféré maintenir cette diversité qui fait partie de notre ADN.

René Lalique, Vase "Palestre", verre blanc patiné gris, 1928, signature à l'acide, hauteur : 41 cm. © DR

– Vous présentez des tableaux anciens, du mobilier estampillé et des objets de curiosité. Comment se porte le secteur dans lequel vous vous êtes spécialisé ?
 Notre domaine est considéré comme difficile, mais le haut de gamme, la provenance et l’état général restent des atouts. Il faut aussi compter sur les objets de curiosité qui se suffisent à eux-mêmes. J’ai aussi remarqué qu’une génération de jeunes collectionneurs s’intéresse à l’art ancien, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. La qualité des pièces présentées demeure la préoccupation des nombreux experts appelés pour le vetting (vérification de la provenance et de la qualité des objets – NDLR). Au fil des ans, nous avons accueilli de nouvelles spécialités, ce qui nous a obligés à enrichir notre équipe d’experts. Rien n’est statique et nous sommes attentifs à toutes évolutions.

Photo de couverture : Arnaud Jaspar Costermans © Guy Kokken

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Foire

BRAFA

Dates

Du 25 janvier au 1er février 2026

Adresse

Brussels Expo
Place de Belgique 1
1020 Bruxelles

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