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Rédaction

20 June 2022

Livre de prière tissé sur soie, 1886-1887

190 500 euros

François-Paul Journe (né en 1957) Montre-bracelet pour homme,

© Auction Art Rémy Le Fur & Associés

François-Paul Journe (né en 1957)
Montre-bracelet pour homme, collection classique Octa Calendrier, vers 2004
Platine, cadran en or jaune et argent guilloché, calendrier annuel avec date rétrograde, jour et mois par guichet, mouvement mécanique à remontage automatique, calibre 1300, diam. 3,8 cm
Vente du 15 avril, Auction Art Rémy Le Fur & Associés, Paris

Les productions de François-Paul Journe sont aujourd’hui extrêmement recherchées, et les 190 500 euros reçus pour cette montre-bracelet appartenant à la collection classique Octa Calendrier ne contrediront pas ce constat. L’horloger a développé sa manière en pratiquant la restauration de pièces anciennes d’exception : celles du XVIIIe tout spécialement, l’âge d’or de la mesure du temps. Pour marcher dans les traces des maîtres d’antan, il a produit des œuvres uniques, fruits d’un long travail de recherche mariant authenticité et innovations, et réservées à quelques privilégiés. Puis, il a rêvé de collections offrant les mêmes qualités, mais plus abordables et destinées à un plus grand nombre. La première d’entre elles voit le jour en 1999.

11 000 euros

Livre de prière tissé sur soie, 1886-1887

© Conan Hôtel d’Ainay

Livre de prière tissé sur soie, 1886-1887
Soie et pleine reliure en maroquin corbeau, 50 pages, 18,2 x 16 cm extérieur
Vente du 14 avril, Conan Hôtel d’Ainay, Lyon

En 1886, on a conçu l’idée de réaliser sur métier Jacquard, à Lyon, un livre de prière entièrement tissé. Les cinquante pages ornées de lettres gothiques et de miniatures d’après les enluminures du XIVe au XVIe siècle demandèrent deux ans de travail. On tissa cinquante exemplaires de ce livre. Orné de quatre illustrations, dont trois miniatures à pleine page, et de nombreuses lettrines ornées. Le texte en caractères gothiques est appliqué en soie noire sur soie argentée, sur deux colonnes encadrées de bordures richement ornées de rinceaux. La splendide reliure dans l’esprit du livre et de l’époque est réalisée et signée par Mireille Magnin.

19 778 euros

Géza Szóbel (1905-1963), La Fusillade

© Copages Auction

40 000 euros

Traduction française des Problemata Physica

© Osenat

Traduction française des Problemata Physica du Pseudo-Aristote par Évrard de Conty, à partir de la traduction latine de Bartolomeo da Messina et de leur commentaire par Pietro d’Abano.
En français, bifeuillet extrait d’un manuscrit
France, Paris, vers 1400
Vente du 30 avril, Osenat, Fontainebleau

Originaire d’Amiens, mort en 1405, Évrart de Conty fut médecin de Charles V et de Blanche de Navarre. Il signe une traduction et un commentaire des Problemata pseudo-aristotéliciens traduits par Bartolomeo da Messina et de son commentaire par Pietro d’Abano : « La premiere partie donc contient les problemes medicinauls. La seconde contient les problemes qui apartienent as 7 ars liberaus. Et la tierce contient chiaus qui appartienent a phylosophie naturele et moral ». Les miniatures de ce codex ont été attribuées au « Maître du second Roman de la Rose du duc de Berry », artiste parisien de la fin du XIVe et début XVe siècle. La présente miniature illustre le « problème » relatif aux semences et, notamment, aux céréales et aux farines : elle figure d’un côté une scène de boulangerie, avec le boulanger enfournant les pains et de l’autre un homme faisant cuire une mixture au-dessus du feu sous une grande cheminée.

690 040 euros

Casque

© Thierry de Maigret

Armet (casque)
Autriche, Augsbourg, vers 1560-1580
Fer gravé à l’eau-forte et doré en plein, H. 31 cm
Vente du 15 avril, Thierry de Maigret, Paris

À la Renaissance, en France comme ailleurs en Europe, montrer sa puissance, honorer une victoire, un visiteur de marque ou un heureux événement se traduisait par l’organisation d’une fête fastueuse qui suivait des codes très précis. Et le tournoi en était un élément essentiel. Les participants étaient protégés par une armure comportant un casque à l’image de celui-ci, réalisé à Augsbourg vers 1560-1580, en fer gravé à l’eau-forte et doré en plein timbre. Son poids important, plus de 5 kilos, est l’indice permettant de le classer parmi les pièces de protection pour les joutes et non pour les combats guerriers. Notre armet fut finalement remporté à 690 040 euros par le marchand Peter Finer, une prestigieuse maison installée à Londres depuis 1967, spécialisée dans les armes et armures anciennes des cultures du monde entier.

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