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Artémisia Gentileschi : Amélie d'Arschot raconte la peintre qui a tout osé

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Rédaction

16 September 2026

Le 30 septembre, au Château Sainte-Anne à Auderghem, la conférencière Amélie d’Arschot plonge son audience dans le destin fulgurant d’Artemisia Gentileschi — artiste de génie, femme libre et figure baroque parmi les plus fascinantes du XVIIe siècle.

Elle naît à Rome en 1593, fille d’Orazio Gentileschi, peintre caravagesque de tout premier plan. Formée dans l’atelier paternel, elle en assimile la lumière dramatique, les contrastes saisissants, la présence physique des corps — et les dépasse. Artemisia Gentileschi ne se contente pas d’hériter : elle conquiert.

Dans un monde où les femmes artistes sont reléguées aux portraits, aux natures mortes, aux miniatures, elle impose sa peinture au cœur des genres les plus prestigieux — l’histoire, la religion, la mythologie. Ses héroïnes — Judith, Esther, Suzanne, Cléopâtre — ne sont pas des ornements. Elles agissent, décident, résistent. Elles sont les sujets moraux de l’image, pas ses accessoires.

"Esther et Assuérus", Artemisia Gentileschi, autour de 1629, Metropolitan Museum of Art © Domaine Public

Sa trajectoire est proprement européenne : Florence et les Médicis, Rome, Venise, Naples où elle dirige un atelier influent, et jusqu’à la cour de Charles Ier d’Angleterre, où son père l’attend. En 1616, elle est la première femme admise à l’Accademia delle Arti del Disegno de Florence. De son vivant, elle est admirée, commandée, reconnue — et parfaitement consciente de sa valeur.

Son histoire personnelle est saisissante : violée à 17 ans par un collaborateur de son père, elle endure un procès humiliant, dont les actes ont survécu dans les archives romaines. Ce procès, d’une troublante actualité, éclaire une partie de son œuvre — sans l’épuiser. Car Artemisia est bien plus que la peintre d’un traumatisme : elle est une professionnelle ambitieuse, une femme d’affaires avisée, une artiste qui traverse l’Europe et négocie ses honoraires avec une fermeté que peu de ses contemporains masculins lui contestent.

Pour raconter ce destin d’exception, L’Éventail Talks World Trade Center Brussels a choisi Amélie d’Arschot. Historienne et conférencière, elle possède l’art rare de faire vivre les grandes figures — féminines, romanesques, souvent oubliées — avec une érudition incarnée et un sens aigu du récit. Après Marguerite d’Autriche, Frida Kahlo, Élisabeth Vigée Le Brun et Germaine Richier, elle s’empare d’Artemisia avec la même passion des destins qui forcent l’histoire.

Rendez-vous le mercredi 30 septembre 2026, de 12h à 14h, au Château Sainte-Anne, 103 rue du Vieux-Moulin à Auderghem.

Inscriptions ici

Illustration de couverture : « Autoportrait en joueuse de luth« , Artemisia Gentileschi, 77,5 x 71,8 cm, huile sur toile, entre 1615 et 1618 © Domaine public

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