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Un nouveau centre d’art comme un voyage

ArtArtisanatatelierBruxellesCentre d'artCéramiqueCréationSaint-Gilles

Viviane Eeman

25 October 2024

Au beau milieu de la rue de la Victoire, Ma, le projet de Maria Torres vient d’éclore après une année de maturation. Un lieu dédié à l’art et à la transmission de savoir-faire. À découvrir !

Cela fait trois ans qu’elle est de retour en Europe, mais encore imprégnée de ses incessants voyages. Brésilienne, Maria Torres a grandi en France avant de vivre à New York, à Hong Kong et au Japon où elle est restée huit ans. Un dernier séjour qui l’a profondément marquée. “Ce que je retiens de ce pays, c’est la façon dont tradition et modernité s’entremêlent harmonieusement. Le Japon est doté d’une richesse culturelle et artistique incroyable. L’artisanat est très valorisé et incarne une véritable philosophie de vie en soi. Chaque geste, chaque création s’harmonise avec l’humain, la nature et les saisons.” Riche d’une formation artistique aux Beaux-Arts de Rennes et d’une autre en archéologie qui l’a fait évoluer au milieu des grottes de Lascaux, elle s’implique également, avec la venue de ses enfants, dans l’éducation en suivant un programme de pédagogie Montessori. La céramique, devenue une vraie passion, viendra s’ajouter à ce parcours déjà bien rempli. Mais une idée taraude cette âme généreuse, “partager le fruit d’une vie dédiée à la création, à l’exploration et aux rencontres” dans un lieu consacré à l’art et à la transmission de savoir-faire. Et pour cet endroit, elle avait déjà un nom prédestiné : “Ma”. Au Japon, cela désigne l’espace vide, essentiel pour créer une harmonie.

Œuvres de l'artiste céramiste coréenne Youkyung Sin. © Kangkiho.com

Vases de la céramiste belge Véronique Bogaert en vente à la boutique-galerie. © Juliette Vuillermoz

Escale de choix

Son coup de cœur, elle va le découvrir à Saint-Gilles, dans un quartier au beau dynamisme artistique. Deux bâtiments espacés par une petite cour l’y attendaient, avec une rénovation à la clé. À l’arrière, l’architecte Charlotte Samain a préservé l’âme du lieu et a déployé trois percées dans le toit qui inonde de lumière deux vastes plateaux réservés aux formations, au bar et à la boutique en soutien aux créateurs. À l’avant se situent les emplacements des artistes en résidence – brodeur, plieur, teinturière-tisserande, bijoutière, céramistes – pour une synergie créatrice inspirante. L’espace regroupe toutes les étapes de la création artistique avec des ateliers créatifs ouverts aux amateurs comme aux professionnels, des cours hebdomadaires, des expositions et des ateliers plus ponctuels autour de la céramique, de l’ikebana (art floral japonais), du kintsugi (jointures en or), de la teinture végétale ou encore de la cérémonie du thé sur de vrais tatamis. Un programme déjà très fourni, encore plus dense et animé depuis le mois de septembre, notamment avec les nombreux événements qui enrichissent les week-ends.

Icône photographique

Design & High-tech

Le Hasselblad utilisé lors des missions spatiales est devenu l’un des objets techniques les plus mythiques du xxᵉ siècle. C’est lui qui a capturé certaines des images les plus célèbres de l’histoire, dont l’empreinte d’un pas dans la poussière lunaire ou le portrait de Buzz Aldrin face à l’horizon gris de la mer de la Tranquillité.

We Refuse_D

Arts & Culture

Entre censure et création, l’exposition rassemble des artistes dont les œuvres ont été écartées pour mieux affirmer une solidarité active et faire du refus un moteur de résistance et de résilience.

Belgique, Anvers

Du 13/03/2026 au 07/06/2026

Informations supplémentaires

Adresse

Ma
102 rue de la Victoire
1060 Bruxelles
Tél. 0472 56 38 43

Carla Simón : « mon histoire est aussi celle de toute une génération »

Cinéma

2004. À 18 ans, Marina, orpheline, resurgit dans sa famille paternelle, à Vigo, en Galice. Elle enquête sur le destin brisé de ses parents, fauchés par le sida après avoir été accros à l’héroïne. La réalisatrice Carla Simón, qui a perdu son père à 3 ans et sa mère à 6 ans continue de s’inspirer de son histoire personnelle. L’Espagnole ressuscite dans « Romería » la génération sacrifiée de la Movida. Un troisième film, sensible, lent – peut-être un peu trop -, ouvert à la mer, au vent et porté par la toute jeune Llucia Garcia dans le rôle de Marina. Entretien avec Carla Simón, au Festival de Cannes.

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