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Rédaction Eventail

23 September 2020

© DR

Citoyenne du monde. Ana Maria Gomez aime les échanges, les voyages, les cultures. La designeuse colombienne a suivi ses études à La Cambre, à Bruxelles, avant de participer à différents projets et expositions au Bénin et au Sénégal.

Ses expérimentations autour de la matière interpellent et séduisent. Elle joue habilement avec les mélanges de textiles, dans un esprit artisanal et contemporain à la fois. "Je suis fascinée par les textiles traditionnels, c'est souvent une grande inspiration au moment où je commence mon processus de création, confie Ana Maria Gomez. Je trouve inspirant d'expérimenter les éléments traditionnels. J'aime tordre et remodeler les symboles graphiques pour créer une nouvelle perception d'eux et voir comment nous les interprétons." Les fibres s'entrelacent et se superposent, dans des tons chaleureux. La couleur fait partie intégrante de ses recherches. "Au fond, je suis probablement influencée par les différentes cultures que j'ai rencontrées au cours des voyages que j'ai faits dans ma vie. Je suis une personne très perspicace avec les couleurs qui m'entourent. Je vois tout en matière de textures et de vibrations !"

L'ÂME VOYAGEUSE
L'ailleurs impacte fortement ses meubles et accessoires fonctionnels. Tout comme les artistes, architectes et designers tels qu'Ulla von Brandenburg, Anni Albers, Gunta Stölz et Haisoku Soukan. Des sources d'inspiration aussi inépuisables que les matières naturelles qu'elle exploite – la laine, l'alpaga – et qui s'adaptent à la température du corps. $Boi$, par exemple, est une série de textiles douillets en alpaga qui apportent une touche de couleur chaude aux intérieurs. Oruga et Ciempès semblent pensés pour un double usage, associant l'utile à l'agréable. Plaid, tapis, couverture ou pouf ? Tout à la fois, en fonction de la pièce dans laquelle ils sont posés et du moment de la journée. "Il est plus fluide de penser aux meubles qui répondent à ce que votre corps demande sur le moment, plutôt que de l'inverse", glisse-t-elle. Un nomadisme précieux qui n'est pas sans rappeler l'attrait de la designeuse pour les périples en terre inconnue et les aventuriers de toute origine. Pour répondre aux envies de (ré)confort, à l'approche des premiers frimas, Ana Maria Gomez étend sa collection à de confortables écharpes, idéales pour se lover dès les premiers frimas, fabriquées dans de luxueuses fibres et des teintes lumineuses. Naturellement.

www.anamariagomez.me

Hlynur Pálmason : « Il y a beaucoup de beauté dans des petites choses. »

Cinéma

Dans « L’amour qu’il nous reste », son dernier film, le cinéaste islandais Hlynur Pálmason propose une ode à la nature, à la famille et à l’amour. Comme dans « Godland » (sorti en 2022), Hlynur Pálmason place la famille au cœur de son récit. La séparation du couple est vécue comme une lente érosion. Si ce film peut paraître longuet, c’est parce qu’Hlynur Pálmason observe cette famille en déliquescence sur le mode délibérément minimaliste, contemplatif. « L’Amour qu’il nous reste », présenté à Cannes Première au Festival de Cannes 2025, est une chronique sentimentale, froide, empreinte de tendresse et de douceur. Rencontre avec Hlynur Pálmason.

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Boutiques

“J’ai eu un coup de cœur pour cette boutique de la Grand’Rue, aux couleurs méditerranéennes, où Fanny Bervard propose une collection sans cesse renouvelée de bijoux qu’elle imagine et assemble à Luxembourg.

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