• HLCÉ

Adieu à la princesse Birgitta de Suède

Maison BernadotteNews Gotha

Christophe Vachaudez

16 December 2024

La première des quatre sœurs du roi Carl-Gustav à tirer sa révérence est la princesse Birgitta, sans doute la plus originale et la plus atypique des Bernadotte. Ágée de 87 ans, elle a succombé suite à des complications liées à une chute.

La nouvelle a surpris ses proches, et en premier lieu la reine Silvia qui avait échangé avec sa belle-sœur quelques heures auparavant. Même si la Princesse vivait à Majorque depuis de nombreuses années, les relations étaient restées très chaleureuses au sein de la fratrie d’autant que le souverain, petit dernier, avait été couvé par Margareta, Birgitta, Désirée et Cristina, un quatuor de choc connu sous l’intitulé Les princesses de Haga, du nom de la résidence où toutes ont passé leur enfance. C’est aujourd’hui la demeure de la princesse héritière Victoria.

© Archives de la Bibliothèque Bernadotte

Après des funérailles intimes en la chapelle du palais royal de Drottningholm, dans la banlieue proche de Stockholm, et une cérémonie qui s’est déroulée sous la houlette de l’Ordre des Séraphins dont la Princesse faisait partie, le cercueil blanc de la princesse Birgitta a été acheminé vers le cimetière de Haga où elle sera inhumée en souvenirs des jours heureux, aux côtés de ses parents et de nombreux membres de sa famille. Le Roi et la Reine qui s’étaient rencontrés pour la première fois en présence de la princesse Birgitta menaient le deuil, particulièrement émus, tout comme leurs trois enfants Victoria, Madeleine et Carl-Philip dont Birgitta étaient la marraine. La princesse Cristina, sœur de la défunte, était à leurs côtés tout comme les trois enfants de Birgitta et ses six petits-enfants. La présence des deux autres sœurs, Margareta et Désirée, de santé délicate, n’a pas été confirmée. Amusante, volontiers flamboyante, avec un franc-parler qui faisait sourire ou sourciller, la Princesse avait pourtant stipulé la plus stricte intimité pour le déroulement des funérailles. Les honneurs royaux… très peu pour elle !

© Sara Friberg/Kungliche Hovstaterna

Née le 19 janvier 1937 au château de Haga, Birgitta Bernadotte était la deuxième fille du prince héritier Gustaf Adolf et de la princesse Sibylla de Saxe-Cobourg-Gotha. Elle a dix ans quand son père meurt dans un accident d’avion, ce qui rapproche encore davantage la fratrie. Après une éducation au lycée français de Stockholm puis au château d’Oex en Suisse, la Princesse s’oriente vers le sport et décroche un diplôme à l’Université de gymnastique de la capitale suédoise. Brillante cavalière, c’est pourtant en escrime qu’elle s’illustre, devenant championne de Suède par équipe, participant aux Jeux Olympiques de Tokyo en 1964. En 1959, elle part étudier l’allemand à Munich et rencontre le prince Johann-Georg de Hohenzollern-Sigmaringen (1932-2016).

© Kungahuset

Le couple s’unit en 1961 au palais royal de Stockholm, puis au château de Sigmaringen, fief familial de son époux. Il aura trois enfants : le prince Carl Christian, né en 1962, la princesse Désirée qui voit le jour l’année suivante, et le prince Hubertus, né en 1966. Électron libre, la Princesse aime s’amuser et publie un livre d’exercices pour se maintenir en forme avant d’ouvrir une boutique de vêtements à Munich, reflet de sa passion pour une mode non conventionnelle. Dans les années 1990, sans divorcer pour autant, elle vit séparée de son époux et s’installe à Majorque où elle s’adonne quotidiennement à sa passion pour le golf quand elle ne joue pas au tennis. Espagnole d’adoption, elle revenait toujours en Suède avec un plaisir non dissimulé, l’occasion de revoir ses sœurs et son frère. L’enfance soudée a créé des liens forts et les gestes et regards complices échangés lors des événements officiels ne trompaient pas. Comme l’a écrit le roi Carl Gustav, « La princesse Birgitta, une personnalité franche et originale, va beaucoup nous manquer à moi et à ma famille », un communiqué court, certes, mais qui résume l’attachement à une figure solaire, pleine d’humour, et souvent imprévisible du clan Bernadotte !

Photo de couverture : © Kungliche Hovstaterna

Pluribus

Les séries à ne pas manquer en ce début d’année

Cinéma

Le début d’année s’annonce riche et inspirant sur les plateformes de streaming. Entre récits dystopiques, drames profondément humains et romances élégantes, ces nouvelles séries explorent les émotions, le pouvoir et les liens qui nous unissent. Une sélection à découvrir pour bien commencer l’année.

Soirée Jean-Marie della Faille de Leverghem

Vie mondaine

Jean-Marie della Faille de Leverghem entouré de son épouse Sylvie et de ses frères et sœurs ont organisé un « Chesse and Wine » au tout nouveau Radisson hôtel de Zaventem pour la présentation du vin Château Bonneau-Livran. L’intégralité du bénéfice de la vente est destiné à soutenir le Fonds GENeHOPE. Créé en 2024 par Jean-Baptiste et Hortense Van Ex, qui ont perdu leur fils Maximilien des suites d’une maladie génétique, GENeHOPE est né d’un constat : la recherche reste trop fragmentée et manque de coordination. Le Fonds ambitionne donc de fédérer les meilleurs spécialistes en Belgique, en France, puis à l’échelle européenne. © Violaine & Constance le Hardÿ de Beaulieu

23/10/2025

Publicité

La reine Victoria-Eugénie mise à l’honneur

Chroniques royales

C’est en présence des souverains espagnols que la galerie des collections royales a inauguré une exposition consacrée à la reine Victoria-Eugénie (1887-1969), épouse du roi Alphonse XIII et marraine de Felipe VI (et aussi du prince Albert II de Monaco !). Près de 350 pièces permettent de retracer la trajectoire de cette petite-fille de la reine Victoria qui devint bon gré mal gré la dernière reine de l’Espagne pré-franquiste, une réflexion contemporaine sur une figure dont l’éducation a conduit à une nouvelle interprétation du rôle de souveraine au sein d’une monarchie aux traditions bien ancrées.

Tous les articles

Publicité

Tous les articles