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La grande messe des Nobel

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Christophe Vachaudez

15 December 2025

Depuis longtemps, la remise des Prix Nobel attire tous les regards vers la Scandinavie et cette année n’a pas fait exception. Créés en mémoire du scientifique suédois Alfred Nobel en 1901, ceux décernés à Stockholm par le roi Carl-Gustav XVI récompensent les domaines de la chimie, de la physique, de la médecine, de la littérature et de l’économie. Quand la Norvège devient indépendante en 1905, celui consacré à la paix est alors décerné par le souverain à Oslo. Cette année, devant un parterre d’invités triés sur le volet, les jurés et les lauréats ont pris possession de la scène de la grande salle des concerts attendant avec fébrilité l’arrivée de la famille royale.

Pour l’édition 2025, le monarque était entouré de son épouse la reine Silvia en robe jaune pailletée, arborant le diadème de la reine Sophie, née princesse de Nassau, de la princesse héritière Victoria qui avait coiffé un diadème d’aiguilles en diamants de la reine Victoria de Suède, née princesse de Bade. La fille aînée des souverains avait emprunté à sa mère une tenue portée lors de cette même cérémonie mais en 1994 ! Le prince Daniel accompagnait son épouse. Au premier rang, on pouvait reconnaître la princesse Madeleine qui avait choisi les aigues-marines de sa grand-mère la princesse Sybilla, son mari, Christopher O’Neill, la comtesse Bettina Bernadotte et le prince Carl-Philip de Suède, venu sans la princesse Sofia.

© Sara Friberg/Kungliga Hovstaterna

Au terme de la cérémonie ponctuée par des morceaux de Mendelssohn, Bartholdy et Dvorak, joués par l’Orchestre philharmonique de Stockholm, l’assemblée s’est dirigée vers la grande salle de l’hôtel de ville où un somptueux banquet fut servi. Au menu : soupe aux cèpes à l’huile de gingembre et de truffe et fromage Almnäs Tegel ; turbot farci aux noix de Saint-Jacques et à la laminaire sucrée, céleri-rave rôti glacé à la livèche, pommes de terre sautées au beurre et petits oignons argentés à la muscade. Chou frisé cuit au bouillon, poireaux et champignons, sauce au beurre blanc, coings du Japon et pomme Ingrid Marie ; et pour terminer un sorbet de prunelles aromatisé à l’orange, au poivre de la Jamaïque et aux clous de girofle, avec sa crème de fromage frais à la vanille Bourbon et son quatre-quarts toasté, le tout accompagné d’une sauce caramel au babeurre avec croustillant au blé noir et à l’avoine, et son consommé de framboises sauvages aromatisé aux pousses de genévrier !

Le lendemain, c’était au tour des souverains de recevoir les lauréats, les jurés et les membres de l’organisation au palais royal de Stockholm. La Reine portait les améthystes de la reine Joséphine tandis que la princesse héritière avait opté pour le diadème de la princesse Margaret de Connaught… Un faste qui se renouvelle chaque année.

© Photo News

Á Oslo, par contre, solennité rime avec simplicité. Pour la première fois, la princesse Ingrid Alexandra a assisté à la cérémonie qui a consacré Maria Corina Machado, récompensée « pour son travail inlassable en faveur de la promotion des droits démocratiques du peuple vénézuélien et pour son combat pour une transition juste et pacifique de la dictature à la démocratie. » Toutefois, certains n’ont pas manqué de réagir suite à cette attribution car les prises de position de María Corina Machado sur la paix et la démocratie vont à l’encontre des principes revendiqués par le Comité Nobel, d’autant qu’elle ne cache pas les relations étroites qu’elle entretient avec le président des États-Unis et le premier ministre israélien sous mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité. Souvent critiqué comme lors de la remise du Prix Nobel au président Obama, le comité n’a pas commenté les controverses. Au nombre de cinq, les jurés sont nommés par le Parlement norvégien.

Mandatory Credit: Photo by Paul Treadway/UPI/Shutterstock

© Photo News

Après la rencontre organisée par « Save the Children » en l’honneur de la lauréate représentée par son fils et sa fille Ana Corina, les princesses Ingrid et Mette-Marit ont rejoint le roi Harald V, la reine Sonja et le prince héritier Haakon, au Centre Nobel, pour la remise du prix qui avoisine le million d’euros. La famille royale a ensuite reçu les enfants de l’heureuse élue au palais.

Le lendemain, surprise de taille, puisque Maria Corina Machado a pu s’échapper du Venezuela où elle vit cachée pour rallier la Norvège et être félicitée par le couple royal. Comme le veut la tradition, après sa fille et son fils, elle a salué la foule en personne depuis le balcon du grand hôtel d’Oslo où le banquet avait eu lieu. C’est déguisée, à bord d’un bateau de pêche, qu’elle a gagné Curaçao, retardée par la force des courants. Elle a pu enfin embarquer à bord d’un jet privé pour atteindre la capitale norvégienne. Elle a déclaré qu’elle rentrerait bientôt au Venezuela malgré le fait qu’elle risque d’être arrêtée et emprisonnée. Maria Corina Machado succède ainsi au Japonais Nihon Hidankyo et à l’iranienne Narges Mohammadi.

Photo de couverture : © Clément Morin/Nobel Prize Outreach

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