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Pieters : « Je n’ai plus envie de rater une Ryder Cup »

Golf

Rédaction Eventail

07 October 2016

© John David Mercer/Photo News

A peine remis de ses émotions intenses de la Ryder Cup, Thomas Pieters a mis le cap sur l'Ecosse, où il entamera ce jeudi le Dunhill Links Championship, épreuve du circuit européen dotée de 5.000.000 de dollars. Il y disputera les trois premiers tours en compagnie d'un amateur, et non des moindres puisqu'il s'agira de Johann Rupert, le patron de Richemont Group... sponsor principal du tournoi. Celui-ci désirait voir à l'œuvre le nouveau phénomène belge, plutôt que de jouer avec son partenaire habituel, le Sud-Africain Ernie Els. Preuve s'il en est que le statut de Pieters, « joueur de Ryder Cup », a bel et bien changé... d'autant qu'il a gagné 4 matchs sur 5, record de cete édition 2016 et record du genre pour un rookie (débutant) !

 « C'est difficile de parler de ma performance individuelle , alors que nous avons perdu en équipe » précisait d'entrée Thomas en Ecosse, où les demandes médiatiques fusaient de toutes parts. « C'est un sentiment bizarre d'être attendu ici, alors qu'il y a deux ans à peine, je jouais ce tournoi uniquement pour essayer de garder ma carte sur le circuit... »

Depuis lors, l'Anversois de 24 ans a franchi de nombreux paliers, et se retrouve désormais parmi le top mondial. « C'est vrai que la Ryder Cup, cela noue des relations très fortes entre les joueurs. Ce qu'a dit Rory McIlroy à mon sujet (« Je veux l'avoir comme partenaire pour les 20 ans à venir », ndlr) m'a donné beaucoup de confiance. Mais bon, cela reste la Ryder Cup, c'est quelque chose à part dans le monde du golf qui reste très individualiste. Là, on revient sur terre en Ecosse, où on joue dans le vent à 9h du matin ! »

 
 © Rob Schumacher/Photo News

Pieters a démontré à Hazeltine qu'il était doté d'un mental d'acier, en toutes circonstances. « Ce qui ne m'a pas empêché d'avoir aussi souvent la chair de poule. J'ai compris à différentes occasions pourquoi cet événement était aussi spécial, avec ce public américain qui hurle, cette pression sur chaque coup... Je n'ai plus envie d'en rater une ! Pour un golfeur, c'est le sommet, tandis que les JO, c'est le sommet pour un sportif en général. Rory m'a d'ailleurs dit que la pression que l'on ressent sur un Major n'a rien à voir. A la limite, un Major est plus facile à jouer, m'a-t-il certifié... »

Ce qui n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, alors que Pieters, qui n'a disputé que deux majors depuis le début de sa carrière (British Open et USPGA 2016), en disputera normalement quatre l'an prochain, à commencer par le Masters d'Augusta en avril. On a hâte d'y être... même si l'Anversois a d'autres objectifs d'ici là. « Je vais d'abord me concentrer sur ce tournoi en Ecosse, puis prendre un peu de repos pour recharger mes batteries avant les tournois finaux de l'European Tour. Je ne pense pas aller ensuite directement aux Etats-Unis. On verra... »

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