• HLCÉ

L’oscar London, l’hôtel londonien qui a transformé une église en écrin baroque

HotelLondres

Rédaction

19 February 2026

Installé dans l’ancien siège de l’Église baptiste à Holborn, entre Bloomsbury et Covent Garden, L’oscar London est un boutique-hôtel de 39 chambres décoré par Jacques Garcia. Un écrin édouardien classé où l’esprit d’Oscar Wilde se mêle à l’architecture Arts & Crafts.

C’est au 2-6 Southampton Row que se dresse cet immeuble de style « Free Baroque« , construit entre 1901 et 1903 pour abriter la maison-mère londonienne de l’Église baptiste. Classé Grade II (« particulièrement important » dans la nomenclature patrimoniale britannique), l’édifice conserve ses plafonds moulurés, ses boiseries en chêne et ses cheminées sculptées.

© L'oscar London

Utilisé par London Transport jusqu’en 2012, il est repris par l’entrepreneur britannique Duncan Shakeshaft, qui pilote sa reconversion hôtelière avec une ambition : « créer quelque chose de différent ». L’oscar London (avec un « o » minuscule, en hommage à Oscar Wilde, qui signait toujours en minuscule, ndlr) , intégré au portefeuille Michel Reybier Hospitality (La Réserve, Victoria-Jungfrau), compte aujourd’hui 39 chambres dont 18 suites.

Un décor opulent signé Jacques Garcia

© L'oscar London

Pour son premier projet hôtelier à Londres, le décorateur français a conçu un intérieur que Shakeshaft souhaitait « séduisant et typiquement non anglais ». Pourpres, ors, velours, cuirs, lustres spectaculaires et motifs d’oiseaux (martin-pêcheur, pics, perruches) composent une palette nourrie des demeures anglaises du XIXe siècle. Le nom de l’hôtel rend hommage à Oscar Wilde, l’univers de marque convoque le Bloomsbury Set (Virginia Woolf, E. M. Forster, Lytton Strachey) et des citations de Wilde parsèment les lieux. Pour le fondateur, « un hôtel est essentiellement un théâtre, dans lequel le personnel et les clients jouent chacun leur rôle. »

Onyx, miroirs et cocktails de chapelle

© L'oscar London

Le restaurant occupe le rez-de-chaussée dans un décor de café parisien revisité : bar en onyx illuminé, plafonds tapissés de miroirs, panneaux dorés. La carte mêle bistro européen et inspirations internationales. L’afternoon tea, servi dès 14 h 30 en semaine et midi le week-end, décline finger sandwiches, scones tièdes et pâtisseries, avec en option une flûte de champagne Michel Reybier et des thés de la maison Newby.

© L'oscar London

Quelques pas plus loin, le Baptist Bar s’installe dans l’ancienne chapelle octogonale de 1856, coiffée d’un dôme spectaculaire. L’espace, salué pour son caractère singulier, accueille aussi des réceptions privées.

Entre British Museum et Theatreland

Le British Museum se trouve à sept minutes à pied, Covent Garden Piazza à une dizaine, Somerset House à douze. Le West End et Soho restent accessibles en quelques stations de métro. Holborn, quartier charnière entre la City et le West End, mêle cabinets d’avocats, universités et institutions culturelles formant un ancrage plus discret que les palaces de Mayfair, et un accès direct à la vie théâtrale londonienne.

© iStock

Pour prolonger cette immersion patrimoniale, l’hôtel propose un forfait « Back in Time » (sous réserve de disponibilité) : 15% de réduction sur les suites, deux entrées pour la Tour de Londres et ses joyaux de la Couronne, petit-déjeuner quotidien pour deux, boisson de bienvenue et un crédit de 75 livres à utiliser sur place. Un guide des sites historiques et culturels londoniens, conçu par l’établissement, complète le programme.

Dans la Cour des Grands : Emmanuel de Belgique, éloge du choix

Chroniques royales

Il y a des décisions qui, à première vue, n’en sont pas vraiment. Changer d’études en cours d’année, quitter un campus pour un autre, passer d’un cursus théorique à un programme plus pratique. À 20 ans, cela ressemble à une trajectoire presque banale, rien de plus. Et pourtant. Ce que nous dit le prince Emmanuel, par ses choix, est bien plus puissant.

Marianna Simnett Headless

Arts & Culture

Cette exposition consacrée à Marianna Simnett déploie un univers onirique et troublant, entre surréalisme et récits contemporains. Vidéo, peinture et musique s’y entremêlent pour créer des fictions hybrides, où réalité et imaginaire se fissurent.

Allemagne, Brühl

Du 31/01/2026 au 05/07/2026

Informations supplémentaires

Adresse

L’oscar London
2-6 Southampton Row
London WC1B 4AA
Royaume-Uni

Réservations

Publicité

Le Bruxelles de Pauline Haon

Voyage, Évasion & Escapade

Directrice Benelux du Fine Art Group, la plus grande entreprise de conseil en art au monde, Pauline Haon déploie une expertise pointue au service des collectionneurs internationaux et les accompagne dans leurs achats et leurs ventes d’oeuvres d’art.

Tous les articles

Publicité

Tous les articles