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MIMA Reload, s'adapter ou disparaître

Art ContemporainExpositionMIMAMolenbeek-Saint-Jean

Gwennaëlle Gribaumont

03 May 2022

MIMA Reload © DR

À la différence de l’écrasante majorité des musées qui parlent du passé, le MIMA (Millennium Iconoclast Museum of Art) traduit le présent. Et pourtant, sa 12e exposition – intitulée MIMA Reload – interroge autant son passé que son avenir.

Le parcours offre une vue kaléidoscopique de l’histoire du musée en présentant, pour la toute première fois, 120 œuvres issues de sa collection permanente. Au premier étage, des œuvres produites par des artistes qui n’ont pas (encore) exposé au MIMA. Baptisé « la Caverne« , cet ensemble fait un clin d’œil à l’allégorie platonicienne. Dans le mythe, des hommes au fond d’une grotte prennent les ombres du monde extérieur projetées sur les murs pour la réalité. Pour le MIMA, ces illusions du réel sont comparables aux peintures du premier niveau qui vantent une culture racontée par les écrans et les livres plutôt que vécue ici même. Intitulé « le Terrain de jeu« , le deuxième étage réunit des artistes qui ont tous été exposés entre ces murs.

Mon Colonel & Spit, Au Royaume De Colospit, 2020 © DR

Une mise à jour vs la mort

Largement employé, le terme reload signifie « charger à nouveau dans la mémoire ou le stockage d’un ordinateur », soit une action permettant une mise à jour. Il veut également dire « recharger« , comme recharger une arme qui s’apprêterait à tirer un dernier coup. Cette option est au cœur du sujet. L’exposition pointe, en effet, la question de son avenir… Le projet muséal sera-t-il encore pertinent, adapté à son époque après dix ans d’activité ? Pour y répondre, le MIMA se réserve un traitement de choc : annoncer sa fermeture définitive en 2026 !

© DR

« Dès le début de notre projet, nous avions la volonté ferme de nous remettre en cause dans dix ans. Nous étions tous d’accord : si nous n’arrivons pas à nous réinventer, à rester pertinent, nous fermerons. Il nous paraît nécessaire d’annoncer au public cette deadline. Aussi, nous espérons trouver en temps de crise une réponse existentielle à notre projet, » explique Raphaël Cruyt, co-fondateur et directeur artistique. Et si le MIMA venait à disparaître, que resterait-il de son histoire ? Un aperçu au troisième étage du bâtiment. Intitulé « les Champs-Élysées« , le plateau supérieur présente une installation qui imagine son héritage posthume. Soit les traces virtuelles partagées sur le Net (posts Instagram ou Facebook, vidéos, archives…). Tout cela constituera les témoignages de son existence, jusqu’à ce que le temps les efface… Quant à la collection permanente, elle serait le plus certainement dispersée aux quatre vents.

Souvenirs royaux

Chroniques royales

Comme ses consœurs à Genève, la maison de ventes Phillips organise une vente d’objets et de bijoux de provenances illustres, ce qui attire immanquablement amateurs et collectionneurs. Pour cette vacation, l’ancien royaume de Bavière a été mis à l’honneur en la personne des rois Louis Ier de Bavière (1786-1868) et Louis II de Bavière (1845-1886). Le premier, grand-père du second, fut un éminent patron des arts. Il contribua à transformer Munich en une capitale culturelle de premier plan, la couvrant de nouveaux édifices, tous plus imposants les uns que les autres. Il régna entre 1825 et 1848, date à laquelle il dut abdiquer suite à des velléités révolutionnaires et des amours tumultueuses avec l’actrice Lola Montez.

Extra informatie

Exposition

MIMA Reload

Dates

Du 4 février au 29 mai 2022

Adresse

MIMA
39-41, Quai du Hainaut
1080 Molenbeek-Saint-Jean, Belgium

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