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L'Amandier : tel père, tel fils

Rédaction Eventail

31 May 2016

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[caption id="attachment_16256" align="alignnone" width=""]Martin, le fils, et Marc'O Volkaerts, le père, travaillent à quatre mains dans les cuisines de L'Amandier [/caption]Si les fleurs de l'amandier paraissent bien avant les feuilles, le jeune Martin, lui, s'épanouit aux côtés de son papa. Tout un symbole que le duo Volkaerts s'emploie à perpétuer à travers une haute cuisine à...quatre mains. C'est en famille -avec la maman- que L'Amandier, au cœur du Brabant wallon, célèbre ses 25 ans cette année. Plusieurs événements festifs et un livre anniversaire sont au menu.

Eventail.be - Quels sont les avantages et inconvénients de travailler en famille ?
Martin Volkaerts - On est très soudés, on travaille plus facilement, on se comprend tout de suite. Nos relations sont directes, les disputes se terminent plus vite (sourire).
Marc'O Volkaerts - Martin a travaillé avec nous dès le départ, surtout le week-end après s'être formé à l'école hôtelière de Namur, dès ses quinze ans. Puis il a fait du compagnonnage auprès de grands chefs en Europe et dans le monde. Et avant de revenir « chez papa », il a travaillé à L'Air du temps. Dans le quotidien, on connaît nos envies, on a les mêmes caractères. On avance ! Martin est jeune, (25 ans, ndlr) il a plus d'ambition que nous. D'où l'avantage de travailler ensemble.

- C'est important pour vous, la famille ?
M. V. - Pour le travail, la famille apporte une stabilité, une expérience. Elle est une fondation sur laquelle on peut s'appuyer en toute confiance. Mon papa a le double de mon âge: il m'apporte beaucoup. Je me marie au mois d'août, mais mon épouse ne travaillera pas tout de suite dans la restauration. Nous allons peut-être créer une chambre d'hôtes.
M'O. V. - Nous tenons beaucoup à la vie de famille. Nos deux filles - Margaux et Pauline - ne sont pas dans le métier. Aux repas de famille, nous évitons de parler de L'Amandier. C'est très important de se retrouver tous ensemble en dehors du quotidien professionnel pour se changer les idées.

La gastronomie de L'Amandier, fruit d'un travail intergénérationel © Droits réservés

- Quelles sont les valeurs transmises par vos parents ?
M'O. V. - Ils se sont toujours opposés à ce que j'ai fait. Par la suite, j'ai eu le soutien d'autres membres de la famille. Mes parents étaient sévères. Ils m'ont appris la rigueur. Fils unique, j'ai appris à me battre seul pour ma passion. Le statut d'indépendant fait peur. Et pourtant il y a du boulot...
M. V. - Mes parents m'ont appris l'humilité et la persévérance. Quoiqu'on fasse, on n'est jamais arrivés. J'aimerais insuffler à mes futurs enfants le partage, l'ouverture aux autres.

- Quel est votre plus beau souvenir d'enfance ?
M. V. - Au début de mes études, j'ai découvert le célèbre restaurant Quique Dacosta 2** en famille près de Valence. J'y suis allé travailler pendant une semaine. Quelle chance !
M'O. V. - J'ai été éduqué par mes grands-parents. Nous allions à la mer à Ostende. J'ai de très beaux souvenirs de plage, de coquillages, de balades à vélo.

 
 "On est très soudés, on travaille plus facilement, on se comprend tout de suite", Martin Volkaerts © Droits réservés

- Comment allez-vous célébrer la fête de votre père ?
M'O V. - On va le célébrer le dimanche soir. Ma femme va probablement concocter un repas surprise. En plus, je fêterai mes 50 ans !
M. V. - On va se retrouver entre frères et sœurs ! Je réfléchis au cadeau. Pour la fête des mères, nous avons offert un livre sur les potagers en carré à maman.

amandier.be
« L'Amandier – Cuisine Père et Fils », Génération W Editions

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