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François Didisheim

29 March 2022

Les joueurs de foot de la Royale Union saint-gilloise

Certes, l’Union Saint-Gilloise (USG pour les intimes) possède une glorieuse histoire. Certes, les surprises et les exploits font partie intégrante de la magie du sport. Mais de là à voir une équipe promue dominer tous les cadors de notre compétition de football, en Division 1, il y a un pas que même les plus audacieux n’osaient pas franchir. Et pourtant, et pourtant…

Cela a commencé dès le début de la saison footballistique. Le premier match pour les unionistes était une rencontre contre le grand voisin anderlechtois. Un derby bruxellois pour commencer la saison, tel en avait décidé le sort. Et, à la surprise générale, ce sont les saint-gillois qui s’imposèrent. Pour ce petit poucet, ce match a donc sans aucun doute aiguisé des appétits… d’ogre !

Afin de mieux situer la performance des unionistes, on peut citer cette statistique : en 126 ans de championnat de Belgique, aucune équipe promue n’était parvenue à être championne d’automne. Pour les non-footeux, il s’agit d’un titre purement honorifique qui est décerné, par les médias principalement, à l’équipe qui se trouve en tête du championnat à la mi-saison. Mais trois mois après, cette même équipe est toujours en tête. Oui, vous avez bien lu !

Le logo de l'USG sur le stade Marien

© DR/Shutterstock.com

Alors comment expliquer cette incroyable performance ? Si, bien sûr, tout le mérite en revient bien aux joueurs et à leur entraîneur, Felice Mazzu, il y a un homme de l’ombre dont il ne faudrait pas minimiser l’impact. Cet homme, c’est Tony Bloom, l’homme d’affaires Anglais. Quand il débarque à Bruxelles, le destin de l’USG va changer. Mais revenons quelques années en arrière car, avant de s’engager dans la saga de l’Union, Tony Bloom avait déjà repris Brighton, son club de coeur, alors en Division 3 anglaise, pour le ramener en Premier League. Pas mal, pas mal !

Tony Bloom, propriétaire du club de foot de Saint-Gilles

Tony Bloom, l'homme d'affaire britannique, propriétaire de l'USG © Vincent Duterne/Photonews

Alors, pourquooi Bloom a-t-il subitement choisi l’USG ? Est-ce le vieux stade qui n’a pas changé d’un pouce, avec sa façade classée, ses gradins d’un autre âge, son ambiance surannée, ses supporters joyeux qui chantent même quand leur équipe perd qui l’ont convaincu ? Mystère… Toujours est-il que le résultat est là !

La façade art déco classée du stade Marien de l'Union Saint Gilloise

La façade art déco classée du stade Marien cache un stade vétuste et pas aux standards auxquels l'Union pourrait vite prétendre ! © DR

Aujourd’hui, on en vient à se poser cette question : qui pourra rivaliser avec la Royale Union Saint-Gilloise (le nom complet du club, ndlr) ? Si l’idée n’est pas ici de faire des pronostics, on peut quand même, un peu, se projeter dans le futur. Si l’USG est championne de Belgique, elle jouera la Champion’s League, la compétition de clubs européens la plus prestigieuse. Rien que ça ! On pourrait donc assister à des matchs contre le Real Madrid, Chelsea ou le PSG, par exemple. Mais, dès lors, un gros problème se posera : dans quel stade jouer à domicile ? Car on le sait, le Parc Duden est vétuste et loin des normes exigées pour pouvoir accueillir un match de coupe d’Europe. L’USG pourrait être obligée de déménager au Parc… Astrid, le stade du voisin et… ennemi anderlechtois. En y réfléchissant un peu, la bonne solution serait de bâtir un nouveau stade… mais c’est là sans doute une des choses les plus difficiles à réaliser en Belgique. On le sait, beaucoup s’y sont cassés les dents. Allez donc demander à Alain Courtois ce qu’il en pense. Vous ne serez pas déçu !

Affaire à suivre, donc. En attendant le sacre… ou pas !

Newsletter Lobby du 25 mars 2022, rédigée par François Didisheim, fondateur de Lobby. Retrouvez Lobby, la revue des cercles du pouvoir, ici

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