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La laque japonaise s'invite au Sablon

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Martin Boonen

19 January 2026

Du 21 au 25 janvier, la foire Civilisations Brussels Art Fair consacre une place de choix à l’art japonais moderne. Parmi les temps forts de cette édition hivernale, une exposition exceptionnelle sur la laque des années 1970-1980, présentée par Gregg Baker Asian Art.

Rendez-vous désormais incontournable pour les amateurs d’art tribal, asiatique et oriental, Civilisations a su fédérer, sous l’impulsion de son fondateur Arie Vos, une communauté internationale de marchands et de collectionneurs exigeants. Si l’art africain et océanien demeure le cœur battant de la foire, cette édition de janvier met en lumière l’art japonais. Une orientation stratégique, comme l’explique Arie Vos : “En janvier, l’art japonais est peu présent sur les foires, même à la BRAFA où l’on n’en trouve que quelques pièces. C’est donc un atout supplémentaire pour Bruxelles”. Cette année, plusieurs experts du Japon participent à l’événement. “Cela faisait un certain temps que nous n’avions pas eu autant de spécialistes de l’art japonais”, se réjouit le fondateur. Parmi eux, on peut noter la présence de Patrick & Ondine Mestdagh, Kitsune Japanese Art, Cristina Ortega & Michel Dermigny ou encore Eric Piffret.

Une facette méconnue de l’art japonais

Parmi les propositions les plus remarquables figure l’exposition Héritage et innovation : la laque japonaise en transition 1970-1980, orchestrée par Gregg Baker. “Il est extrêmement rare de voir une telle collection rassemblée au sein d’une même exposition”, souligne Arie Vos. Le galeriste londonien y réunit paravents et panneaux en laque signés par six artistes majeurs de l’après-guerre, parmi lesquels Hattori Shunshō (°1943), Onaga Tamotsu (°1932) ou Banura Shōgo (1901-1982). Formés aux techniques ancestrales (superposition de couches de sève, incrustations d’or et de nacre, polissage méticuleux), ces créateurs ont émancipé la laque de sa fonction décorative pour en faire un médium d’expression contemporaine. “Ce que nous présentons n’est pas l’art japonais classique auquel le public est habitué, insiste Arie Vos. Ce sont des œuvres créées pour les Japonais eux-mêmes, que l’on ne trouve pas facilement ici.”

Masque-casque Olóko pour un festival Epa, avec une superstructure représentant un léopard, une antilope, un coq et un serpent. Par Moshood Olusomo Bámigbóyè, Kajola, État de Kwara, Nigeria, vers 1920-1940. H. 132 cm. © Valentin Clavairolles.

L’art tribal, toujours au rendez-vous

Civilisations n’en oublie pas pour autant son ADN. “Civilisations demeure une foire essentiellement orientée vers l’art tribal : l’art de l’Océanie et de l’Afrique y sont largement représentés”, rappelle Arie VosLa Nonciature accueillera, comme chaque année, un groupe de marchands parisiens dont la sélection vaut le détour, tandis que les galeries historiques du Sablon proposeront leurs plus belles pièces. Ce décloisonnement assumé entre les aires culturelles reflète l’évolution des goûts : les collectionneurs d’aujourd’hui privilégient l’éclectisme, associant volontiers un masque africain à un objet japonais ou océanien. Une philosophie que Civilisations incarne pleinement, faisant du Sablon, le temps d’une semaine, un carrefour des civilisations.

Photo de couverture : Paravent bi-feuillet en laque signé Imai Eiko, au motif abstrait noir et or sur fond rouge, Japon, fin XXe – début XXIe siècle (175 x 170,5 cm). © DR

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Du 30/01/2026 au 03/05/2026

Informations supplémentaires

Foire

Civilisations Brussels Art Fair

Dates

Du 21 au 25 janvier 2026

Adresse

Quartier du Sablon

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