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RestART, hôpital pour œuvres d’art

ArtPatrimoineRestauration

Rédaction

03 January 2022

La comparaison du métier de conservation-restauration d’œuvres d’art avec l’acte médical n’est pas nouvelle. Tout comme en médecine, la conservation-restauration des œuvres d’art est composée de généralistes qui détectent les maux et orientent le malade, ainsi que de spécialistes qui le soignent .Travail d’ordinaire effectué à l’abri des regards, l’atelier RestART, espace privé et protégé, nous ouvre exceptionnellement ses portes.

Atelier pluridisciplinaire créé en 2017, RestART est une équipe de conservateurs-restaurateurs professionnels de formation universitaire spécialisés dans les différents secteurs de la restauration. On y opère, entre autre, tableaux, sculptures polychromes, céramiques ou livres en cuir détériorés. L’objectif premier de la sauvegarde du patrimoine culturel matériel pour sa transmission aux générations futures, a donné à Alexandra Louis, fondatrice de l’atelier RestART, le sentiment de contribuer à quelque chose de constructif : « Améliorer la lisibilité et l’intégrité esthétique d’un objet d’art et rendre son utilisation à nouveau possible, ce qui forme un des grand principe de la restauration, voilà un objectif auquel je souhaitais participer et qui me semblait plus qu’indispensable aujourd’hui ! »

Issue de plusieurs générations de médecins, d’une mère magistrat, avec une sœur travaillant pour la protection des animaux et de l’environnement, Alexandra a évolué dans un contexte familial engagé et investi dans différents domaines de la vie. Son engagement s’adresse au monde de l’art et à la connaissance de l’histoire. Le château Belval à Ellezelles, de style français second empire, dans lequel elle a grandi, regorge d’objets fascinants, de décors peints et de livres anciens : un véritable cabinet de curiosités. On y retrouve, entre autres, un panoramique chinois à la manière de la manufacture Zuber, qui récemment a fait l’objet d’une étude technologique approfondie par l’équipe RestART en vue d’une restauration prochaine.

© RestART

Son parcours artistique commence à Saint-Luc, ancienne abbaye à Tournai, où elle étudie les arts plastiques avant de poursuivre ses études à l’École nationale supérieure des arts de la Cambre à Bruxelles. « J’y ai découvert dans ce cadre ancien propice à l’art ce qu’est la conservation- restauration d’œuvres d’art, un métier aux multiples visages : artiste, historien, scientifique, médecin et enquêteur. » Alexandra poursuit sa formation dans plusieurs ateliers privés en Belgique et à l’étranger, mais également à l’Institut Royal du Patrimoine artistique de Bruxelles, KIK/IRPA. Sur place, sa participation à la restauration d’œuvres de prestiges, fut l’occasion d’élargir ses connaissances, mais aussi de prendre conscience que l’échange et la collaboration entre les différents secteurs du métier est primordial.

C’est dans cette optique que l’atelier RestART a vu le jour. Idéalement situé à Woluwe-Saint-Lambert dans un quartier sécurisé, ce bâtiment spacieux présente de nombreux avantages pour le métier, où les œuvres anciennes et œuvres contemporaines y sont traitées, à destination de collections privées et publiques.

Le métier de conservateur-restaurateur d’œuvres d’art requiert une véritable connaissance scientifique, historique et technique qui évolue à grande vitesse. « S’adapter en permanence à cette évolution en restant attentif aux dernières innovations techniques, mais également en mettant en place une collaboration pluridisciplinaire est plus que nécessaire pour restaurer les œuvres anciennes et d’aujourd’hui. » Comprendre comment l’artiste a procédé dans la mise en place des différentes couches picturales, avec quel type d’outil, quel type de médium, demande un œil affuté et exercé. « La pire chose qu’un propriétaire puisse faire est de tenter lui-même la restauration de son œuvre ou encore la confier à un non professionnel. Ce qui arrive malheureusement très souvent, sachant que le métier n’est toujours pas reconnu par l’état belge et que de ce fait n’importe qui peut exercer la profession ».

Photo de couverture : La restauratrice d’art, Alexandra Louis au travail © RestART

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De belles adjudications ont égayé le marché de l’art international ces derniers mois, même si le segment du très haut de gamme s’essouffle un peu, à l’image de cette Tête de Giacometti qui ne s’est pas vendue en mai, faute d’enchérisseur. Le marché reste aux aguets, de New York à Liège !

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