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Anne de Bourbon-Siciles a quelque chose à nous dire

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Anne de Bourbon-Siciles a quelque chose à nous dire © Droits réservés

Avec J'ai quelque chose à te dire, la princesse Anne de Bourbon-Siciles signe un deuxième opus. Si l'ouvrage fut lancé chez Maxim's à Paris, elle a également accordé une séance de signatures chez Natan à Bruxelles. La soeur du duc de Castro a répondu à quelques questions pour L'Eventail.

 Eventail.be - Madame, vous publiez un deuxième roman, auriez-vous pris goût à l'écriture ?

Anne de Bourbon-Siciles - Je dois avouer que le succès de mon premier livre, Le chant du pipiri, qui est maintenant disponible en livre de poche, m'a beaucoup encouragée et m'a aussi donné l'envie de continuer à écrire des romans.

- Votre premier titre a bien fonctionné, la pression est-elle plus grande pour le deuxième ?

- On m'a dit : ' Fais attention au deuxième roman, on va t'attendre au tournant...'. Finalement, j'ai trouvé l'écriture moins laborieuse et surtout, j'ai décidé de choisir un tout autre sujet alors qu'on me demandait de donner une suite à mon premier livre.

- Avec J'ai quelque chose à te dire, quelle est cette fois votre source d'inspiration ?

- Dans Le chant du pipiri, j'avais évoqué la mixité et le racisme. Dans J'ai quelque chose à te dire, je me suis inspirée de la décision très personnelle d'une amie en fin de vie. La réaction de son entourage m'a tellement surprise que j'ai décidé d'écrire une histoire d'amour qui lui rend hommage. J'essaie toujours d'employer un ton léger pour parler de sujets graves et j'utilise le roman d'amour comme vecteur car, pour moi, il n'y a rien de plus beau et de plus important que l'amour.

 
 © Droits réservés

 

- En aborder un sujet aussi délicat, ne craigniez-vous pas d'effrayer un certain public ?

- Je crois que tout le monde, un jour ou l'autre, a été confronté ou a entendu parler de ce fait de société. Que choisir en pareille situation ? C'est un déchirement. On ne peut se permettre de juger une décision quelle qu'elle soit. Elle est tellement personnelle et, pourtant, cette liberté soulève le débat. Ce roman m'a permis d'évoquer un sujet qui m'interpelle et qui fait réfléchir sur l'essentiel mais aussi sur l'éternel, ou quand la philosophie peut rejoindre les croyances.

- Votre héroïne voyage beaucoup, parcourt-elle des lieux que vous aussi, vous avez visités ?

- Je suis allée très souvent à New York quand j'étais jeune. J'y retourne encore mais toujours en coup de vent. Quant à Istanbul, c'est une ville envoûtante qui me tient particulièrement à coeur et que je connais très bien, un mélange fascinant de modernité et de tradition, d'Orient et d'Occident. Malheureusement, les conditions actuelles ne m'incitent pas à y retourner.

- Peut-on dire que votre ouvrage recèle une part d'autobiographie ?

- J'ai quelque chose à te dire n'est absolument pas autobiographique même si, inconsciemment ou consciemment parfois, on pioche dans ce que l'on a vécu et on s'inspire de personnages que l'on a croisés. Seule la décision de Greta, le personnage clef du roman, est une histoire vraie.

- Comment le titre J'ai quelque chose a te dire s'est-il imposé ?

- Après avoir longuement réfléchi, Greta, mon héroïne, se décide enfin à révéler la vérité à son mari en commençant par : Mon chéri, j'ai quelque chose à te dire. Il s'agit d'un moment grave, en tous les cas, un moment qui interpelle et qui donne envie d'en savoir plus.

 
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