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Le sort incertain du diadème de la reine Victoria

Rédaction Eventail

06 September 2016

© Droits réservés

Quittera-t-il la Grande-Bretagne ou restera-t-il sur son sol ? Voilà la question que les journalistes britanniques ont récemment soulevées suite à la vente de ce bijou historique qui a depuis longtemps quitté les collections royales.

Le bijou qui coûta à l'époque 415 £ est aujourd'hui estimé au prix ridicule de cinq millions de livres sterling. Si la qualité des saphirs est indéniable et la provenance irréfutable, le diadème fait l'objet d'une surenchère devenue bien courante sur le marché actuel. Victoria est encore bien jeune quand son époux dessine cette parure. Elle reçoit d'abord la broche comme cadeau de mariage et il semble que la couronnette suivra la même année, soit en 1840. Elle sort des ateliers du joaillier Joseph Kitching et se compose de pierres héritées du roi William IV et de son épouse la reine Adélaïde. La reine Victoria l'arbore déjà autour de son chignon sur un portrait exécuté par Franz Xaver Winterhalter en 1842.

 
Victoria, reine de Grande-Bretagne et d'Irlande © Droits réservés 

Elle la choisira pour nombre de cérémonies officielles dont l'ouverture du Parlement en 1866, la première à laquelle elle assiste depuis la mort du prince Albert en 1861. L'ensemble s'est enrichi d'un collier et d'un bracelet quand il est offert en 1922 à la princesse Mary, fille du roi George V, pour son mariage avec le vicomte Lascelles, plus tard comte de Harewood. Curieusement, ni la reine Alexandra, ni la reine Mary n'ont souhaité coiffer le diadème. C'est donc à cette époque qu'il sort de l'écrin royal. Porté depuis par les différentes comtesses de Harewood, il est sorti de la famille, sans doute après le décès du huitième comte, en 2011.

 
 Mary d'Angleterre © Droits réservés

Les taxes demeurent en effet exorbitantes au Royaume-Uni et nombre de grandes lignées doivent, génération après génération se séparer de précieux objets. Récemment consultées, les instances compétentes ont refusé d'autoriser l'exportation du bijou. Le moratoire, valable jusqu'en décembre, rassurent ceux qui veulent conserver le bijou mais qui pourrait avancer une telle somme pour le voir exposé dans un musée, sans doute pas la reine Elisabeth II qui croule sous les diadèmes et qui serait à coup sûr assurée de dépenses inconsidérées. Le suspens durera encore quelques mois !

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