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Les coulisses du gotha : le rouge qui fâche du prince consort de Danemark

Coulisses du Gotha

Rédaction Eventail

30 September 2019

© Marc De Tienda/Panoramic/Photo News

On ne peut décemment taxer Henri de Laborde de Monpezat, ci-devant prince consort du royaume de Danemark, d'indécrottable machiste. D'origine française, l'époux de la princesse Margrethe, devenue reine en 1972, s'est longtemps accommodé de sa position d'homme lige et d'une vie de représentation et de privilèges dans l'ombre du monarque danois qui portait en même temps la couronne de son pays et la culotte dans son ménage.

Entre autres passe-temps, Henrik de Danemark s'adonnait à l'écriture – il est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes et même d'un livre de cuisine – et à la traduction ; on lui doit notamment, au début des années 1980, la traduction en danois de Tous les hommes sont mortels, le troisième roman de Simone de Beauvoir, figure marquante du mouvement d'émancipation féminine. Quand bien même la version eût-elle été réalisée avec le concours de Margrethe II et signée sous le pseudonyme de H. M. Vejer Bjerg, ce fait d'armes ou de plumes en dit long sur l'ouverture d'esprit du prince.

La reine Margrethe II et le prince Henri en 1978 © Jacques Cuinières/Roger-Viollet/Photo News 


Pour autant, certains signes laissent à penser que, sur ses vieux jours, Henri de Laborde de Monpezat ait nourri à l'endroit de la Reine une forme de jalousie et envié certaines de ses prérogatives. En 2002, alors qu'elle est souffrante et ne peut présider à la cérémonie des vœux du Nouvel An, c'est au prince héritier Frederik, leurs fils, qu'il est demandé de la suppléer, au mépris du protocole qui prévoit expressément que le consort y pourvoie.

Le couple royal déguste, en 2002, le nouveau millésime de leur vignoble du château de Caïx, dans la région de Cahors © Eliot Press Eliot Press/Photo News 
 

S'en est trop pour Henrik qui quitte avec fracas Copenhague et s'en retourne en France, dans le département du Lot, où il a passé une partie de sa jeunesse et où le couple royal a acquis au début du mariage le château de Caïx, qui produit un excellent vin de Cahors. C'est là que la Reine et ses deux fils viendront présenter leurs excuses au Prince blessé dans son orgueil. Un compromis est trouvé : « Margot » reste commandant en chef des armées, mais Henri va désormais s'occuper des canons...

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Les 100 ans d’Alix, princesse Napoléon

Chroniques royales

Il y avait bien eu la princesse Marianne de Sayn-Wittgenstein-Sayn, dite Mamarazza, qui avait atteint l’âge canonique de 105 ans, la reine mère Elizabeth qui nous a quitté à 101 ans ou encore, en Suède, les comtesses Dagmar et Marianne Bernadotte en Suède, décédées respectivement à 103 et 100 ans. Désormais, c’est la princesse Napoléon, née Alix de Foresta le 4 avril 1926, qui passe le cap fatidique, bon pied bon œil. Issue d’une famille de la noblesse provençale originaire de Gênes, la jeune fille va faire un choix qui rompt clairement avec la tradition familiale. En effet, ses aïeux étaient très attachés au parti légitimiste conduit par le comte de Chambord. C’est donc à contre-courant qu’Alix épouse cent ans plus tard le prince Louis Napoléon, prétendant bonapartiste à l’hypothétique trône de France.

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