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Plus royales que jamais !

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Patrick Weber

23 April 2025

L’Europe compte plusieurs souveraines sans couronne… À l’image de la reine Sofia d’Espagne, depuis l’abdication de son époux, mais aussi de Beatrix des Pays-Bas ou de Margrethe II du Danemark. Quel rôle jouent-elles ?

Sofia d’Espagne a été faite chevalier de l’illustre Toison d’or. Un privilège rare, puisque la Reine est la deuxième à recevoir le célèbre collier orné de son pendentif représentant la toison d’un bélier. Son fils, Felipe VI, a tenu à expliquer les raisons de cet honneur lié à “l’appréciation royale à Sa Majesté la reine Sofia” et pour “reconnaître publiquement son dévouement et son travail au service de l’Espagne et de la Couronne”. Depuis l’abdication de son époux, confronté aux polémiques et aux scandales, la reine Sofia n’a jamais quitté la scène officielle. À l’inverse de Juan Carlos, contraint de prendre le chemin de l’exil tant sa présence était devenue indésirable, Sofia a participé aux grands événements de la famille royale et refusé de s’exprimer sur les attaques dont son mari faisait l’objet. Une position difficile mais qui lui a permis de conserver un rôle au-dessus de la mêlée et qui a renforcé le prestige de la couronne.

Des souverains “in” ou “out” ?

Un exemple à suivre pour les souverains qui choisissent, de plus en plus, de céder la couronne à leurs successeurs. Beatrix a joué un rôle identique aux Pays-Bas en ne renonçant pas à certaines fonctions de représentation. Un comportement d’autant plus compliqué pour une reine qui a toujours aimé régner et qui a retrouvé le titre de princesse après son abdication. Autre powerwoman de la couronne, Margrethe II de Danemark conserve certaines activités officielles, mais elle veille à ne pas faire d’ombre à son fils Christian X et sa belle-fille, la nouvelle reine Mary. Elle s’est même abstenue de réagir aux prétentions américaines sur le Groenland, même si tout le monde sait qu’elle a été choquée de l’attitude hostile d’un pays longtemps considéré comme un allié.

Les mois à venir nous apprendront aussi comment Henri et Maria-Teresa de Luxembourg géreront leur après-règne, quand Guillaume et Stéphanie seront sur le trône. Des questions se posent notamment à propos de Maria-Teresa qui joue un rôle très actif dans le dispositif monarchique du Grand-Duché. En Belgique, Albert II et Paola ont choisi de se retirer de la vie officielle dès les premières heures du règne de leur fils Philippe. Leurs apparitions sont rares et toujours orchestrées en parfaite coordination avec le Palais.

Même transition claire et nette au Japon, après l’abdication d’Akihito et l’accession au trône de son fils, l’empereur Naruhito. À Tokyo comme à Bruxelles, l’ancien Souverain émérite refuse de devenir un poids pour la nouvelle génération. Mais la question des dotations des rois à la retraite demeure une question délicate… La situation est beaucoup plus ambiguë au Liechtenstein, où le prince Hans-Adam II a délégué ses pouvoir à son fils Alois dès 1989, tout en conservant son trône.

Céder la place n’est donc pas toujours chose facile. Il faut gérer le passage avec tact et diplomatie afin d’éviter de brouiller le message de la famille royale. La couronne fait souvent office de symbole d’union et un affrontement au sommet risque de compromettre son rôle. Tous ces exemples – parfois en sens divers – nous offrent autant de pistes pour jauger les comportements qui garantissent la stabilité de l’institution.

Baptême du feu pour la reine Mathilde

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Depuis la défection de la princesse Astrid qui a conduit les missions économiques pendant de nombreuses années avec l’enthousiasme qu’on lui connait, c’est à la reine Mathilde que le roi Philippe a confié le soin d’emmener ces expéditions si utiles pour l’image de notre pays et souvent si productives au niveau partenariat. Ainsi, les trois jours passés en Turquie ont abouti à 27 contrats et promesses de coopération, preuves que la mission fut on ne peut plus fructueuse et la présence royale n’est certes pas un hasard dans le déroulé des opérations.

L'Art pour L'Accueil investit le Hangar pour sa 21e édition

Agenda

Du 25 au 28 juin 2026, le centre d’art Hangar, place du Châtelain à Ixelles, accueille la 21e exposition-vente caritative organisée par l’ASBL L’Accueil – Centre de Protection de l’Enfant. Quatre jours durant, une sélection d’œuvres d’artistes contemporains sera proposée aux collectionneurs et aux amateurs au profit des enfants pris en charge par l’institution.

Belgique, Ixelles

Du 25/06/2026 au 28/06/2026

Dans la Cour des Grands : Emmanuel de Belgique, éloge du choix

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Il y a des décisions qui, à première vue, n’en sont pas vraiment. Changer d’études en cours d’année, quitter un campus pour un autre, passer d’un cursus théorique à un programme plus pratique. À 20 ans, cela ressemble à une trajectoire presque banale, rien de plus. Et pourtant. Ce que nous dit le prince Emmanuel, par ses choix, est bien plus puissant.

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