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En l’honneur de l’impératrice Eugénie

  • Rédigé par Christophe Vachaudez
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Le duc d'Albe actuel entre les portraits de l'impératrice Eugénie et de sa soeur Paca, duchesse d'Albe Le duc d'Albe actuel entre les portraits de l'impératrice Eugénie et de sa soeur Paca, duchesse d'Albe © DR

Si 2020 s'annonçait comme une année de commémoration au palais de Liria, la pandémie en décida autrement. C'est donc en cette période estivale que l'hommage à l'impératrice Eugénie prévu par le duc d'Albe a pris forme. La demeure ancestrale de la famille qui a récemment servi de cadre au mariage du comte d'Osorno, fils cadet du chef de maison, célèbre donc comme il se doit le centenaire de la mort de la dernière souveraine des Français, décédée en ces mêmes lieux le 11 juillet 1920.

Au fil des salons ouverts au public depuis quelques années maintenant, des portraits, des objets d'art et des souvenirs évoquent la mémoire de cette illustre espagnole née à Séville le 5 mai 1826. Maria-Eugenia Ignacia Agustina de Palafox y Kirkpatrick, comtesse de Teba et marquise d'Ardales, plus communément appelée Eugénie de Montijo, connut un destin singulier en épousant l'empereur Napoléon III en 1853.

 

Le palais de Liria, demeure ancestrale des ducs d'Albe
Le palais de Liria © DR 

 

Avec des ascendances espagnole, irlandaise et belge, la fille cadette du quinzième duc de Penaranda del Duero vécut pleinement les splendeurs du Second Empire mais eut la douleur de perdre son fils unique en 1879. Déjà veuve et en exil en Grande-Bretagne, la souveraine, amie de la reine Victoria, continua à voyager pour visiter les siens, ne manquant sous aucun prétexte les séjours chez ses neveux, à Séville ou Madrid.

Sa sœur aînée, Maria-Francisca, dite Paca, s'était unie au 15e duc d'Albe en 1849. Si elle meurt dès 1860, Eugénie maintient des contacts étroits avec ses trois enfants : Carlos, 16e duc d'Albe, Maria de la Asunción, duchesse de Tamames, et Maria-Luisa, duchesse de Medinaceli.

 

Portrait de l'impératrice Eugénie peint par Winterhalter
L'impératrice Eugénie peinte par Winterhalter © DR

 

L'Impératrice lègue une bonne partie de ses biens à l'héritier de droit au trône impérial, le prince Victor Napoléon, mais elle n'oublie pas sa parentèle espagnole et, en sus des cadeaux déjà offerts au cours de sa vie, ce sont des caisses entières d'objets qui convergent vers Madrid quand elle quitte ce monde.

Au fil du parcours, on peut ainsi admirer plusieurs portraits de l'Impératrice par Franz Xaver Winterhalter, peintre des cours d'Europe, mais aussi du même artiste une effigie de Napoléon III en habit de gala, ou une autre de Loulou, le prince impérial enfant. Ici, un buste en marbre, là une horloge qui décorait le bureau de Napoléon III, des éventails, des miniatures ou encore une sélection de lettres en français échangées avec sa sœur, la reine Victoria ou l'impératrice Sissi.

 

 

La bibliothèque du palais de Liria en possède plus de 350 ! Raccourci historique, l'impératrice Eugénie avait pour filleule la reine Victoria-Eugénie d'Espagne qui elle-même devint marraine de Cayetana, célèbre duchesse d'Albe et mère de l'actuel tenant du titre du titre Carlos Fitz-James Stuart. Nul doute que cette initiative, assortie d'un congrès virtuel qui eut lieu en 2020, pourrait donner des idées à certaines institutions françaises puisqu'à ce jour, aucune exposition n'a été consacrée à Eugénie de Montijo.

Á découvrir au palais de Liria (www.palaciodeliria.com) jusqu'au 30 décembre
Rédigé par Christophe Vachaudez

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