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Dans la Cour des Grands : Philippe et Mathilde, les 25 ans d’une « Royal Team » !

Dans la Cour des GrandsGotha

Thomas de Bergeyck

05 December 2024

J’ai cette image qui me vient, lorsque je les imagine devisant sous les lambris du château : Philippe, réfléchi, silencieux, presque secret, qui se tourne vers Mathilde pour un avis. C’est à sa femme qu’il s’adresse, mais aussi à la Reine. Elle lui répond, un sourire dans la voix. Et il se détend. Ensemble, ils sont ces deux matrices d’une même force, reliées par un fil invisible qui offre au pays l’équilibre du Yin et du Yang. Depuis un quart de siècle.

En ce mois de décembre, la Belgique célèbre les Noces d’argent des souverains. Philippe et Mathilde, c’est la complémentarité dans toute sa splendeur, lorsque les forces de l’un compensent les faiblesses de l’autre. Le meilleur exemple, ce sont ces bains de foule où Mathilde, enivrée par le moment entraîne son époux par le bras, pour qu’il s’approche, afin de répondre à une question, ou se faire prendre en photo. Il la laisse faire. Parce qu’il sait qu’elle connait les limites de la fonction. Jamais, elle n’exposera Philippe à un danger, à une situation non-maîtrisée qui pourrait le mettre en défaut. Formée, Mathilde a aussi été éduquée en ce sens. Personne ne doit lui souffler la chanson. Elle gère.

© Didier Lebrun/Photonews

Dans ce couple, chacun a des tâches bien assignées. Lorsque les enfants étaient plus jeunes, c’est Philippe qui les déposait en classe le matin avant de gagner son bureau du palais royal. La reine Mathilde, dans son emploi du temps s’arrangeait toujours pour être à l’école à 15h30, fidèle à cet idéal d’une éducation équilibrée où le devoir côtoie la simplicité. Ces choix disent tout : ce sont les moments partagés, les petits gestes du quotidien, qui cimentent une vie. Alors c’est vrai, ce ne sont pas des parents tout à fait comme les autres. Mais leur dynamique n’est pas forcément toujours dictée par les impératifs de la fonction : l’héritière du trône a été libre de choisir ses études, et les options qui les accompagnent. Son frère, le prince Emmanuel, entreprend une voie inattendue, celle d’études en phase avec le sport. Passionné de football, il n’a pas dû convaincre très longtemps ses parents. Liberté chérie, c’est le mot d’ordre.

© Philip Reynaers/Photonews

À l’international, ces deux-là font le job : lui, ambassadeur expérimenté, ouvre des portes partout où il passe. Parce qu’un prince ou un roi est forcément plus fort qu’un politique pour atteindre le plus haut niveau de négociations. Elle, ambassadrice des Nations Unies pour les objectifs de développement durable ne laisse personne de marbre. Ils peuvent être business quand il le faut, et le soir venu, se parer des atours de la dynastie pour le glamour d’une soirée de gala.

© Xavier Piron/Photonews

Leur histoire est celle d’une petite entreprise qui ne connait pas la crise. La complémentarité se lit dans les regards échangés, les gestes furtifs qui racontent tout. Philippe le dit souvent : « Nous sommes une équipe ». Et cela fait un quart de siècle que cela dure !

© Pool/Yves Herman/Photo News

Au nom de toute la rédaction de L’Eventail, souhaitons aux Souverains de merveilleuses Noces d’argent.

Photo de couverture : © Photo News

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