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Codimat raconte son histoire

DécoLivreMaison

Agnès Zamboni

14 October 2022

À Bruxelles, Codimat possède une antenne rue de la Régence. Cette entreprise d’origine parisienne met, depuis 70 ans, sa créativité à vos pieds ! Un livre vient de sortir qui raconte cette histoire hors du commun.

Née en 1953, la maison Codimat – acronyme de C0mptoir de DIstribution des MAnufactures de Tapis – a connu ses heures de gloire, dans les années 1960-70. Elle a fourni les tentures et tapis du palais de l’Elysée. Associée à la manufacture Catry, à qui elle cèdera, en 2006, l’entreprise familiale, elle multipliera les chantiers à l’international. Elle perpétue toujours le tissage Wilton, avec moquette tissée à la manière d’un tapis grâce à un métier traditionnel et technique d’origine anglaise permettant de réaliser des jeux de structures et de jouer sur les hauteurs. Elle est aussi spécialisée dans le tissage jacquard qui permet de créer des motifs variés et colorés, le procédé britannique Awminster, le tuft et le noué main.

Dans l’escalier qui mène aux loges du théâtre de Fontainebleau, moquette flammée Wilton en 4 tons et motifs de rose. © Guillaume de Laubier

Dans le château de Fontainebleau, bordure reproduite à partir d’un échantillon de plus de 200 ans et motif de fougères créé par Vincent Coche, à partir des descriptions des inventaires historiques. © Guillaume de Laubier

Une entreprise unique

Julien Baruzzo, chef de produit chez Codimat, depuis 5 ans, est à l’origine du projet de l’ouvrage sur cette célèbre maison. À travers des réalisations d’exception, il raconte le savoir-faire et la créativité de cette entreprise qui a su traverser le siècle et les styles, en concrétisant les idées des plus grands décorateurs. « Dès mon arrivée chez Codimat, j’ai compris le besoin de réaliser ce livre. Il a mis 4 ans à se concrétiser. Nous avons participé à tant de chantiers iconiques. Il a d’abord fallu organiser les archives. Il y avait beaucoup de photos de réalisations qui circulaient sans que le nom de Codimat y soit associé. L’histoire des tissus et celle des papiers peints ont déjà été écrites, mais dans le registre des sols, il y a une réelle lacune », précise Julien Baruzzo.

Dans une bergerie du sud de la France, restaurée par Timothée Mercier (Studio XM), tapis en raphia tressé main. © Simone Bossi

De Madeleine Castaing, qui a puisé dans les motifs du XIXe siècle pour les remettre au goût du jour, à Alexandre Benjamin Navet, jeune talent lauréat de la Villa Noailles, en passant par l’incontournable Jacques Grange, qui avoue « toujours commencer par le sol », les créations signées Codimat sont légions et ont habillé les sols des plus belles demeures.

Et au sol, contrairement à l’idée reçue, on peut se permettre des choses folles et fortes, avec des motifs affirmés. « Dans ce livre, nous avons essayé de raconter notre métier, présenter des chantiers récents, nos réalisations pour le Château de Fontainebleau, l’Académie Française. Nous pouvons fabriquer n’importe quel dessin sur mesure. Pour la restauration, on peut reproduire des tapis anciens à partir de simples fragments conservés. Nous devons remercier nos clients qui nous ont ouvert leurs portes pour réaliser les prises de vue. Nous n’avons essuyé finalement que deux refus ».

Photo de couverture : Tapis avec motif graphique pour l’agence RMGB. © Mathieu Salvaing

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Informations supplémentaires

Livre

Carpet Society, Codimat, une histoire du sol décoratif

Auteur

Frédéric Ruaz, sous la direction de Julien Baruzzo

Editeur

Tallandier

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APR - Oscar Lucien Ono - Maison Numéro 20 - LE SOLEIA - ©Alexandre Tabaste_0032

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Sur la lumineuse avenue Victor Hugo, à deux pas de la Promenade des Anglais, un nouvel astre s’est levé sur la Riviera : Le Soleia, dernier-né du groupe Inwood Hotels, confié au talent du décorateur Oscar Lucien Ono et à son agence Maison Numéro 20. Entre héritage Art Déco et sensualité méditerranéenne, l’hôtel quatre étoiles célèbre la beauté du Sud, la chaleur du geste artisanal et la douceur d’une lumière qui semble tout embrasser.

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