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Marcin Rusak, nature  sublimée

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Éric Jansen

24 March 2025

Né à Varsovie en 1987, formé à la Design Academy d’Eindhoven et au Royal College of Art de Londres, Marcin Rusak est un poète de la décomposition, un alchimiste de l’éphémère qui transforme les fleurs fanées en motifs ornementaux pour des meubles uniques.

Fils et petit-fils de fleuristes, il a grandi au milieu de cette beauté délicate et condamnée. Devenu artiste et designer, il a cherché à recycler ce déclin, à l’emprisonner dans des bulles d’intemporalité. Multipliant les recherches et les expérimentations, il est parvenu à créer des matériaux qui subliment la nature quand elle se meurt. Son studio ressemble à un laboratoire où s’activent des spécialistes de la fabrication industrielle et de la modélisation numérique.

Cabinet Flora 176 Black, 2021 éd. limitée 3 + 4AP. © Mathijs Labadie

Sa créativité est sans limite, ainsi est-il passé des fleurs aux déchets métalliques qu’il transforme également pour faire naître une esthétique séduisante à l’œil. “Nous cherchons à créer un lien émotionnel avec le spectateur, à travers des expériences inspirantes.”

Crédence Tephra, 2022, zinc poli, 73,5  x  197  x  66 cm, pièce unique. © Courtesy of Carpenters Workshop Gallery

Vase Tephra 008, 2022, bronze poli, pièce unique. © Courtesy of Carpenters Workshop Gallery

On l’aura compris, Marcin Rusak est un designer à part, un philosophe de la matière dont l’obsession est le passage du temps. En magnifiant des matières premières négligées, il interroge aussi, en creux, notre société de consommation, la surproduction de biens, l’accumulation de déchets.

Cabinet Flora 190 Clear Amber, 2021, éd. limitée 3 + 4AP. © Mathijs Labadie

Se situant à la croisée de la prouesse technologique et de la botanique, il construit une œuvre atypique, conceptuelle et touchante, à l’exemple de l’enfilade Tephra qu’on avait pu découvrir à la Carpenters Workshop Gallery. Fabriquée à partir de fleurs montées sur des formes sculpturales en fil d’acier et jute, et métallisées grâce à une technique de thermo-revêtement, elle illustre parfaitement l’étrange beauté de son travail.

Photo de couverture : Marcin Rusak © Kasia Bielska

Les amoureux du gotha

Chroniques royales

Impossible de rater la saint-Valentin, rappelée à grands renforts de cœurs et de slogans accrocheurs. La tradition qui ne date pas d’hier serait née au cœur de l’Angleterre médiévale, toujours catholique au XIVe siècle. On pensait que les oiseaux commençaient à roucouler et penser aux amours le 14 février, jour de la Saint-Valentin. C’est le pape Alexandre VI qui désignera l’intéressé comme le patron des amoureux. La coutume traverse les siècles et se répand sur tout le Vieux Continent, aussi bien au sein de l’aristocratie que dans les couches populaires. Les Valentins et les Valentines fleurissent dans toute l’Europe s’échangeant bons vœux et billets doux. Au XXe siècle, elle devient une fête laïque qui permet, tout un symbole, de célébrer l’amour. Et le gotha souscrit volontiers à la règle.

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