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Sarah Belmont

26 September 2018

Ben Solomon/Laver Cup

Mercredi 19 septembre. Quelques uns des meilleurs tennismen au monde se trouvaient réunis au Pritzker Pavillion, amphithéâtre à ciel ouvert créée par Frank Ghery, dans le centre de Chicago, pour officiellement lancer la deuxième édition de la Laver Cup, compétition initiée par Roger Federer en hommage à Rod Lave – d'où son nom. Ce dernier était d'ailleurs présent à la cérémonie d'ouverture.

 
Le Pritzker Pavillion, à Chicago, où a eut lieu la lancement de la deuxième édition de la Laver Cup © DR 

La particularité de la Laver Cup est d'opposer non deux individus défendant leur propre titre de numéro 1 au fil de leurs victoires, mais deux équipes représentées par une poignée de joueurs. À la "Team World", composée de Jack Sock, Nick Kyrgios, Frances Tiafoe, Kevin Anderson, Diego Schwartzman, John Isner, s'opposait la "Team Europe", favorite depuis sa victoire l'an passé, avec David Goffin, Kyle Edmund, Jeremy Chardy, Alexander Zverev, Grigor Dimitrov, Novak Djokovic, et Roger Federer, alias GOAT (Greatest of All Time). Deux grands rivaux historiques se disputaient respectivement la "capitainerie" de chacune. John McEnroe, d'un côte, et Björn Borg, de l'autre.

 
Les équipes © DR 

Les plaisanteries allaient bon train sur scène, entre le chef de file mondial qui défiait avec humour ses adversaires européens, et Roger Federer qui suggérait sciemment que le revers de Novak Djokovic laissait à désirer ces temps-ci. Le Suisse n'a, par ailleurs, pas manqué de saluer le talent de son ancien co-équipier espagnol, absent cette année, avec qui il avait fortement apprécié jouer en double. "Rafa et moi avons l'habitude de nous affronter. C'était donc formidable de pouvoir unir nos forces pour une fois, d'autant qu'il a plus d'expérience en double que moi".

 
© DR 

Deux jours plus tard, rendez-vous au United Center pour le début des matchs. C'est dans cette salle omnisports que Michael Jordan a marqué l'histoire du basket comme le rappelait Kevin Anderson, chouchou des Chicagoans, en tant qu'il s'est formé et marié dans l'état de l'Illinois. Le décor évoque à la fois Bercy, où se tiennent en novembre les Masters, et l'US Open, ultime étape du Grand Chelem (les commentaires en anglais forcent les rapprochements). En effet, il s'agit d'un stade fermé, de même qu'à Paris. Vendredi et samedi, certains matchs étaient programmés le soir, comme à New-York où le court central n'est couvert, lui, qu'en cas de pluie. Les trois tournois se déroulent sur une surface dure.

Avis aux VIP : le sous-sol se présente comme un labyrinthe, où il est difficile de trouver, sinon la sortie, du moins l'ascenseur menant aux meilleures tribunes que l'on puisse trouver sur place. Un généreux buffet attendait les gourmands. Pop corn salé, pommes de terre en robe de chambre, cookies aux mille et un parfums... Le dépaysement était parfait. Il ne restait plus qu'à prendre place et apprécier les commentaires du Nelson Monfort local, un chauffeur de salle dont les intonations et l'enthousiasme rappelaient les publicités qui polluent tout programme américain qui se respecte.

 
© Clive Brunskill/Getty Images 

Simples. Doubles. Les matchs suivaient leur cours, dans une euphorie que l'arbitre n'essayait même pas de tempérer. 13-8 pour la Team Europe. Ladies and Gentlemen, nous avons nos grands gagnants ! L'équipe internationale devra attendre l'an prochain pour prendre sa revanche en Suisse, le pays de Federer.

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