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Dans la Cour des Grands : Hisahito, le sauveur du Chrysanthème ?

Dans la Cour des GrandsDynastie Yamato

Thomas de Bergeyck

06 March 2025

Devant un parterre de journalistes inféodés aux pouvoir impérial, son visage est scruté ans les moindres détails. Ses attitudes, ses gestes, ses mimiques. Et ses mots. Le tout jeune prince Hisahito du Japon est l’héritier en second du Trône le plus ancien de la planète ! Un ado, somme toutes, qui se présente à son peuple à l’occasion de sa majorité. C’est la tradition. Mais quelle horreur quand on a 18 ans et qu’une seule envie : réfléchir tranquillement à son avenir sans que les autres ne le fassent pour vous.

« Je suis nerveux à l’idée de vous parler à tous » Les premiers mots d’Hisahito, tout engoncé dans son petit costume de futur empereur. Le jeune garçon répond aux questions des journalistes, transi de terreur à l’idée de dire un mot de travers. On le comprend : sur ses épaules repose l’avenir du Trône du Chrysanthème. Ce jeune garçon-là est prié un jour de donner un héritier mâle aux Japonais faute de quoi, la dynastie Yamato s’éteindra pour de bon. Forcément, les questions sur sa vie privée fusent. « En ce qui concerne le mariage, je n’ai pas encore réfléchi profondément au moment ou au partenaire idéal. » Tu m’étonnes ! Vous saviez, vous, ce que vous alliez faire de votre vie à 18 ans ? Tout juste Hisahito a-t-il exprimé son souhait d’étudier à l’étranger, et de poursuivre sa passion pour l’entomologie et la pousse des légumes et du riz durant son temps libre.

Le prince Akishino pose avec son épouse la princesse Kiko et leurs enfants, la princesse Mako, la princesse Kako et le prince Hisahito dans leur résidence de Tokyo le 30 novembre 2018 © Photo News

Le jeune garçon avait certainement bien préparé son oral. Il s’en est bien tiré. Mais qu’est-ce que cet exercice dit vraiment de lui ? Ou plutôt qu’est-ce que cette séquence dit d’une monarchie qui ne parvient pas à entrer dans la modernité ? Souvenons-nous que si ce jeune homme est le futur empereur, c’est parce que l’actuel, Naruhito, avec son épouse dépressive Masako ne sont pas parvenus à avoir un garçon. Leur fille à eux, c’est Aiko. Et la Constitution ne lui prévoit aucun rôle impérial par le simple fait qu’elle est de sexe féminin. Il a donc fallu aller piocher « dans les réserves ». À savoir le frère de l’actuel empereur, le prince Fumihito. Il est l’héritier. Et c’est donc son fils, Hisahito, qui lui succédera. En clair, la dynastie change de lignée faute d’être parvenu à changer les textes. Il y a bien eu un début d’initiative politique, soutenu par l’actuel empereur en personne, mais elle a été étouffée dans l’œuf.

La prince Kiko, au côté de son mari, le prince Akishino, tient dans ses bras le tout jeune prince Hisahito à sa sortie de la maternité, le 15 septembre 2006 © Photo News

Hisahito est donc bien né sauveur, le 6 septembre 2006 dans cette famille impériale engoncée dans ses convenances et ses pratiques du Moyen-Âge. Chez les Yamato, on fait des filles ! Sur les 19 personnes que compte la lignée, cinq seulement sont des hommes. La fille de l’Empereur, Sayako s’est mariée, perdant ainsi tous ses titres. Et chez les deux fils du souverain, il n’y avait eu jusqu’ici que des filles. Elles aussi perdront, un jour, leur titre en épousant un roturier. C’est le cas de la princesse Mako qui a choisi d’épouser Kei, un beau roturier. C’est toute l’injustice de la tradition nippone puisque les hommes, quelle que soit l’origine de leur épouse, feront d’elles des princesses voire des impératrices ! Du fond du cœur, puisse ce jeune prince vivre sa vie encore de longues années, avant d’embrasser l’existence ascétique d’empereur du Japon, au service d’une dynastie deux fois millénaire qu’il conviendra de perpétuer encore et encore.

Photo de couverture : © Rodrigo Reyes Marin/ZUMA Press Wire/Shutterstock

Les diadèmes d’Amalia

Chroniques royales

Dans une biographie écrite par Claudia de Breij en 2021, Catarina-Amalia s’est ainsi confiée : « J’adore les diadèmes…Montrez-moi un diadème, et je sais d’où il vient. Je reconnais tous les diadèmes d’Europe. » Elle a alors ajouté : « Je les portais, ceux de ma mère. Il y en avait un sur sa coiffeuse, et puis je l’ai mis directement sur ma tête » et une photo inédite confirmait cette passion naissante alors que la fille aînée des souverains néerlandais n’avait que huit ans ! Et si les jeunes filles ont coutume de se parer de bijoux en strass pour devenir princesse d’un jour, Amalia, elle, pouvait admirer les plus belles parures versées au fil des ans par les reines successives à l’un des plus précieux ensembles au monde. Toutefois, afin de respecter les us et coutumes, elle a dû attendre de fêter ses 18 ans pour coiffer un diadème en public de façon on ne peut plus officielle. Et pour cette première, elle a choisi celui que sa mère, la reine Maxima, avait arboré le jour de son mariage.

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Un don inestimable

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À l’image de nombreuses grandes familles, le landgrave Donatus de Hesse doit faire face à des contingences financières qui l’obligent à faire des choix. Ainsi, selon des révélations de la presse allemande, l’héritier d’une des plus anciennes lignées de l’Allemagne aristocratique a souhaité céder au Land de Hesse les châteaux de Friedrichshof à Kronberg et de La Fasanerie, près de Fulda. Parfaitement entretenus, ils sont bien connus des touristes qui séjournent dans l’un ou visitent l’autre.

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Anniversaire Rise for Kids

Vie mondaine

Dans les salons du Cercle Royal Gaulois Artistique & Littéraire, l’asbl Rise For Kids célébrait ses cinq années de mobilisation contre la pauvreté infantile en Belgique, sous le thème inspirant de “Rêves d’enfants”. Une étape symbolique, d’autant que l’asbl a été couronnée, ce 9 octobre, par le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi. De nombreux invités et amis avaient répondu présent pour partager un moment empreint d’espoir. Le Choeur des Petits Chanteurs de Belgique a offert une parenthèse musicale d’une grande délicatesse, avant qu’un tea time raffiné ne prolonge les échanges dans une atmosphère conviviale. Une célébration marquante pour ces cinq années d’engagement, d’actions concrètes et d’ambition : permettre à chaque enfant de continuer à rêver. © Amélie de Wilde

16/11/2025

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