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Du rififi à Bucarest

News Gotha

Rédaction Eventail

15 November 2017

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Un petit-fils écarté de son grand-père agonisant, un prince mis au ban de la famille royale, une pluie de communiqués et une plainte à la police dans un pays qui, rappelons-le, est tout de même une république, voilà qui fait désordre.

Depuis quelque temps, le spectacle auquel ont droit les Roumains ressemble davantage à un mauvais feuilleton dont le dernier épisode met en cause un jeune homme bien sympathique qui, pour des raisons mystérieuses a été désavoué par les siens, acte bien peu charitable pour des royaux qui voudraient donner l'exemple. Mais la Roumanie n'est-elle pas la patrie de l'ubuesque Ionesco ? Tout commence voici plusieurs années quand le roi Michel, soucieux d'assurer sa succession, désigne son petit-fils comme prince héritier, après sa fille aînée la princesse Margareta, et sa soeur la princesse Elena. Nicholas Medford Mills qui est né en Suisse mais a été élevé aux États-Unis vient s'installer en Roumanie et réussit une intégration qui lui vaut d'emblée une belle popularité.

 
 Nicholas Medford Mills © Droits réservés

Le jeune homme s'investit de façon exemplaire dans un pays qui donne de plus en plus de latitude aux proches de l'ancien souverain à qui le gouvernement a rétrocédé une partie de ses biens. De santé fragile, le roi Michel se retire peu à peu de la vie publique et regagne la Suisse. C'est désormais la princesse Margarita, récemment naturalisée suissesse, qui le représente à Bucarest avec son époux Radu Duda. Éminence grise peu appréciée de ses compatriotes, cet ancien comédien qui a brigué la présidence de la République en 2009 s'est fait bombarder prince de Hohenzollern-Veringen et finalement prince de Roumanie avec prédicat d'altesse royale. Il a ainsi décroché son meilleur rôle et seconde avec diligence son épouse qui coupe des rubans, reçoit les ambassadeurs, remet des décorations et effectue des voyages officiels comme si la Roumanie était encore une monarchie.

 
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Alors que la princesse Marie réapparait comme par enchantement et réintègre la vie officielle, l'état accorde des funérailles nationales à la reine Anne, en 2016, alors que les Roumains connaissent à peine cette souveraine effacée. Entretemps, en août 2015, le roi Michel dont l'affection pour son petit-fils est bien connue, privé ce dernier de son titre et l'exclut de la famille sans possibilité de dialogue pour 'manque de qualité morale'. On l'apprendra plus tard, une jeune fille attendrait un enfant de Nicholas qui refuse d'en endosser la paternité sans test ADN. La future mère a d'ailleurs témoigné qu'à aucun moment, le Prince ne s'est montré inconséquent et est resté à l'écoute. Malgré cela, les foudres se sont abattues sur celui qui a toutefois respecté la décision royale. Par contre, l'opinion n'a jamais très bien compris, suite aux non dits, et a davantage pensé à de tristes manoeuvres pour éconduire ce représentant de la jeune génération.

 
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Quand on sait que la princesse Irène a été impliquée dans des combats d'animaux avec paris aux États-Unis, que sa soeur Elena a assigné son propre fils en justice pour obtenir l'héritage d'un époux dont elle avait pourtant divorcé et que Radu Duda a longtemps entretenu de très bons rapports avec la nomenklatura communiste, on a un doute sur la notion de moralité. Dernier volet de l'histoire, la princesse Margareta a déposé plainte auprès de la police suisse car Nicholas s'est présenté à la résidence de son grand-père pour lui dire adieu, beau geste de charité chrétienne, appuyé par une lettre de la princesse Elena, mère du Prince, qui n'hésite pas à condamner son propre fils, dans un communiqué dicté à Bucarest. Très digne, le Prince a exprimé sa tristesse devant pareille situation. Nul doute que cet épisode ne sera pas le dernier mais pour l'heure Nicholas a aussi annoncé ses fiançailles avec Alina-Marie Binder, une embellie de bon aloi dans cette période troublée.

Les batteries, seule issue possible pour le solaire ?

Entrepreneuriat

Avec la montée en puissance du solaire, le réseau électrique se heurte à un paradoxe : l’énergie est surabondante lorsqu’on en a peu besoin, et absente aux heures de pointe. Cette instabilité fragilise l’ensemble du système. Pour y remédier, SkySun met déjà en place le coup d’après et intègre les batteries à son business modèle. Aux Calcaires de la Sambre, près de Charleroi, l’entreprise signe un projet pilote emblématique de cette nouvelle approche énergétique.

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Joyaux dynastiques

Chroniques royales

L’exposition organisée conjointement par le V&A et la collection Al Thani à l’hôtel de la Marine nous permet de clore l’année royale sur une note scintillante. Une myriade de diadèmes, des pierres non montées issues des collections du musée de minéralogie de Paris, de précieux bijoux de la reine Victoria, de l’impératrice Catherine II, de la reine Elisabeth de Belgique, de l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, ou encore des duchesses de Portland ou de Manchester, autant de prétextes pour aborder sans réserve une symbolique riche et complexe.

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Déjeuner avec Diane Hennebert

Vie mondaine

Diane Hennebert, connue pour son action en faveur de la rénovation de l’Atomium et de la Villa Empain, deux joyaux du patrimoine belge, s’attaque à présent à la rénovation du Pavillon chinois, à Laeken, qu’elle a rebaptisé “Palais des routes de la soie”, endormi depuis plus de onze ans. Dans le cadre des Déjeuners/Conférences organisés par L’éventail, au Cercle Royal Gaulois, elle est venue parler de ce défi audacieux. © Violaine le Hardÿ de Beaulieu

20/05/2025

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