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Le juste prix d’un scoop princier ?

GothaMédias

Patrick Weber

19 March 2025

À force de raconter leur vie dans les médias, les princes people, à l’instar de Harry, ne courent-ils pas le risque de voir leur vie privée et leur intimité leur échapper ?

Le prince Harry a le sourire après avoir remporté une belle revanche contre le tabloïd The Sun. Une victoire, estimée à 10 millions de livres sterling, qui devrait faire réfléchir les éditeurs jugeant normal de recourir à des moyens illicites pour espionner les people et les altesses. Petit rappel des faits : le groupe de presse britannique NGN (News Group Newspapers) était accusé d’avoir utilisé le piratage téléphonique, la surveillance abusive et le recours à des informations d’ordre privée afin de publier des articles croustillants à propos du cadet du prince Charles et de Lady Diana, tant dans le Sun que dans le News of the World.

Depuis qu’il a choisi de vivre en exil loin de la couronne, Harry s’est attaqué au média et son avocat, le très efficace David Sherborne, a fait merveille. Face aux journalistes, ce dernier a réagi en déclarant : “Aujourd’hui, les mensonges sont dévoilés, les dissimulations sont révélées. Cela prouve que personne n’est au-dessus de la loi. Le temps de la responsabilité est venu.”

Harry n’est pas le premier…

Pour rappel, d’autres membres de la famille royale britannique ont déjà choisi la voie juridique pour faire comprendre que la liberté de la presse n’autorisait pas tout. Ce fut notamment le cas du prince William et de son épouse lors de la publication de photos de Kate topless dans le Midi de la France. Le propre oncle du prince Harry, Charles Spencer, est sorti de sa réserve pour féliciter son neveu de son courage. Il est allé jusqu’à dire que Lady Diana aurait été très fière de son fils. Inutile de préciser que cette sortie a fait la une des médias, y compris ceux qui se sont fourvoyés dans cette chasse à l’homme… Qu’on se le dise : les “royaux” ne sont plus prêts à se laisser faire ! De toute évidence, l’ère du never explain, never complain – qui a marqué le règne d’Elizabeth II – est bien révolue.

Parmi toutes les questions confidentielles du gotha, celle de leur rapport avec les médias reste hautement sensible, parfois même inflammable. Le mouvement avait déjà commencé du temps de Lady Diana qui entretenait une relation d’amour/haine avec les chasseurs d’images. La princesse de Galles était déterminée à ne pas se laisser faire, et tant pis s’il y avait un scandale à la clé ! Son fils a retenu la leçon maternelle, même s’il doit affronter la colère des haters qui lui reprochent de faire de l’argent sur le dos de la presse. D’autres estiment que ces gains devraient être affectés à de bonnes causes et pensent que le prince Harry surfe sur des histoires croustillantes qu’il entretient lui-même à travers la publication de ses livres ou la diffusion de sa série sur Netflix.

Pour autant, il faut être juste et rappeler Harry n’a pas été le premier à déterrer la hache de guerre contre les médias. Il a fait l’objet d’intrusions dès son plus jeune âge et a été condamné à partager son intimité avec le public qui voyait en lui le héros d’un soap-opera royal à rebondissements. Meurtri par les drames de la vie et les scandales révélés sur la place publique, le bad boy de la famille est devenu un personnage particulièrement bankable pour les médias. Sa victoire est donc remarquable. Le groupe de presse a même présenté ses excuses au Prince pour “l’impact qu’ont eu sur lui la vaste couverture et l’intrusion sérieuse dans sa vie privée, ainsi que dans celle de Diana, princesse de Galles, sa défunte mère, en particulier pendant ses jeunes années”. À ce titre, l’hommage rendu post-mortem à la Princesse est évident.

Reste à comprendre quelles sont les frontières précises entre ce qui peut être révélé pour entretenir l’image des couronnes et ce qui doit être tu pour préserver leur privacy. Harry a posé un acte fort, mais les contours de sa stratégie de communication restent flous.

Photo de couverture : Parsons media, Photo News

Souvenirs royaux

Chroniques royales

Comme ses consœurs à Genève, la maison de ventes Phillips organise une vente d’objets et de bijoux de provenances illustres, ce qui attire immanquablement amateurs et collectionneurs. Pour cette vacation, l’ancien royaume de Bavière a été mis à l’honneur en la personne des rois Louis Ier de Bavière (1786-1868) et Louis II de Bavière (1845-1886). Le premier, grand-père du second, fut un éminent patron des arts. Il contribua à transformer Munich en une capitale culturelle de premier plan, la couvrant de nouveaux édifices, tous plus imposants les uns que les autres. Il régna entre 1825 et 1848, date à laquelle il dut abdiquer suite à des velléités révolutionnaires et des amours tumultueuses avec l’actrice Lola Montez.

Séminiaire de la Fondation d’Arenberg

Vie mondaine

Au Théâtre des Galeries, un séminaire organisé par la Fondation d’Arenberg a réuni des experts internationaux lors de la conférence intitulée « Défendre l’Europe : état des lieux, défis et futurs possibles ». Introduite par duc Léopold d’Arenberg, elle a permis des échanges entre stratèges, diplomates et chercheurs sur les défis et perspectives de la défense européenne. © Violaine Le Hardÿ de Beaulieu

09/03/2026

Les diadèmes d’Amalia

Chroniques royales

Dans une biographie écrite par Claudia de Breij en 2021, Catarina-Amalia s’est ainsi confiée : « J’adore les diadèmes…Montrez-moi un diadème, et je sais d’où il vient. Je reconnais tous les diadèmes d’Europe. » Elle a alors ajouté : « Je les portais, ceux de ma mère. Il y en avait un sur sa coiffeuse, et puis je l’ai mis directement sur ma tête » et une photo inédite confirmait cette passion naissante alors que la fille aînée des souverains néerlandais n’avait que huit ans ! Et si les jeunes filles ont coutume de se parer de bijoux en strass pour devenir princesse d’un jour, Amalia, elle, pouvait admirer les plus belles parures versées au fil des ans par les reines successives à l’un des plus précieux ensembles au monde. Toutefois, afin de respecter les us et coutumes, elle a dû attendre de fêter ses 18 ans pour coiffer un diadème en public de façon on ne peut plus officielle. Et pour cette première, elle a choisi celui que sa mère, la reine Maxima, avait arboré le jour de son mariage.

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