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Un Chicago très gourmand

Sarah Belmont

11 October 2018

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Quand l'automne frappe, le cœur de Chicago sort couteaux, fourchettes, et verres à vin, dans le cadre d'un événement gastronomique chaleureux. Tour d'horizon de cette onzième édition.

 Face à la file d'attente incommensurable qui s'étire devant The Bean, sculpture d'Anish Kapoor qui a la forme d'un haricot – d'où son surnom –, le journaliste est bien content de passer par l'entrée située à gauche du Pritzker Pavilion, auditorium construit par Frank Gehry au sein de Millenium Park. Nous sommes en plein air, en plein centre-ville, le Loop, qui signifie boucle en anglais. Il allait donc de soi que le parcours de Chicago Gourmet, festival où se bouscule le gratin de la gastronomie américaine, soit circulaire. Parmi les chefs les plus attendus, Rick Bayless, Carla Hall, Jeff Mauro, Lorena Garcia, Art Smith, Stephanie Izard, Joe Flamm, et Tony Mantuano répondaient présents cette année.

 
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À la périphérie, les stands de nourriture alternent avec les spiritueux. Au centre s'impose une longue allée réservée aux vignerons. Depuis les gradins du Pritzker Pavilion, pour une fois vides, émanent le fruit de quelques essais sonores. Les Jackson Five ouvrent le bal, suivis de Lady Gaga, ou Beyoncé. Autant de titres propices à créer une ambiance décontractée, en accord avec le thème de l'année Rock The Fork. Deux body painters professionnelles s'offrent de maquiller les visiteurs d'humeur festive. Ainsi, on ne s'étonnera pas de croiser des visages arborant soit une tête de mort, soit un flamand rose, dans les allées.

 
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Le premier nom qui saute aux yeux, en entrant, n'est autre que celui de Francis Ford Coppola, associé à une poignée vignobles depuis 1975. Parmi les grands crus du réalisateur, on compte un rouge du nom d'Archimedes, baptisé ainsi en l'honneur de son grand-père et du célèbre mathématicien grec. Certains spécialistes le comparent à un Bordeaux. Juste à côté, assailli par une foule d'enthousiastes, se tient Mariano's, épicerie fine réputée dans tout le Midwest pour la fraîcheur de ses produits, d'où sortaient des amuse-bouches en rafale. Plus loin, le seul boulanger du festival, Turano, découpe consciencieusement brioches, baguettes, focaccias. Les spécialités de cet artisan de renommée nationale sont des recettes qui se transmettent chez lui de génération en génération.

 
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Devant le stand voisin errent des Japonaises en habit traditionnel. Ces pseudo geishas servent des pokés miniatures", verrines de riz au saumon, avec une sauce exquise dont il est impossible de leur arracher le secret.

 
 
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Cap sur les boissons, qui doivent d'ailleurs à Chicago Gourmet une meilleure réputation que Taste Chicago, autre festival gastronomique qui se tient d'ordinaire au début de l'été. Les enseignes exposées sont largement dominées par la tequila (LUNAZUL, Altos, Casa Noble, Patrón...). Autre vin plébiscité – son succès s'évalue au nombre d'amateurs agglutinés à proximité - le Marqués de Riscal, issu d'un domaine-hôtel espagnol conçu par... par... Frank Gehry. Eh oui, encore lui ! Ainsi, la boucle est bouclée.

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