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Artifexio : le Shazam de l'art co.

Sarah Belmont

09 January 2020

© DR/Shutterstock.com

Vous connaissez Shazam, le fameux logiciel de reconnaissance musicale ? Imaginez l'équivalent en art ? Rencontre avec Carole Brassier, co-fondatrice de cette prometteuse application.

Inutile de la tester sur La Joconde. L'application Artifexio n'a d'yeux que pour l'art contemporain (après 1945). « J'étais sur la Costa Brava avec mon père, peintre amateur. Nous avons repéré une œuvre, dont j'ai regretté ne pas l'avoir achetée sur le moment et dont je n'ai jamais retrouvé la trace », se souvient Carole Brassier, tout en braquant son iPhone sur une peinture de Shepard Fairey. Démonstration live, dans les allées de la Fiac. Soit le logiciel reconnaît l'œuvre (référence fiable à 80-90%) – qu'il s'agit ensuite de ranger dans ses favoris, pour ne pas l'oublier ! –, soit il faut attendre quelques jours pour la voir identifiée.

Il sont quatre derrière ce séduisant concept, lancé en avril 2019, durant la quatrième édition de l'Urban Art Fair, au Carreau du Temple. L'événement rêvé, car le Street art est ce qui a accru le pouvoir des six algorithmes en jeu. « Nous nous sommes vite rendu compte que la présence d'un cadre pouvait fausser la donne. Imaginez le nombre d'obstacles susceptibles de survenir à l'extérieur ! », poursuit Carole Brassier. La météo, une voiture mal garée, un poteau... autant de critères que l'application est désormais capable d'inclure ou d'exclure dans son processus de reconnaissance visuelle. Bien sûr, plus l'œuvre est en bon état, plus les résultats de sa recherche sont justes.

La méthode de la startup Artifexio expliqué en trois pictogrammes
© Artifexio

Stockage et marchandage. Artifexio sert de base de données, et de plateforme d'achat. Ou de vente, selon le point de vue adopté. Elle a été téléchargée par six mille utilisateurs, dont une vingtaine de galeries partenaires (Galerie Bouillon d'Art à Bordeaux, Art Up Déco, Galerie Loft et Galerie Duret à Paris, Open Art Galerie à Dijon, Artop Gallery à Lille, France Art Diffusion à Vincennes, Galerie Cortade Art à Toulouse, Galerie Gaïa à Nantes, Galerie Oniris à Rennes...). Un soulagement pour les enseignes dépourvues de site internet à vocation commerciale.

Le visiteur d'un musée scanne une oeuvre exposée avec son smartphone et l'application de la startup Artifexio
© DR/Shutterstock.com

Avis aux propriétaires d'iPhones : le bon réflexe serait de télécharger Artifexio. L'application, qui devrait être disponible sur Android d'ici Noël prochain, se présente comme un outil bientôt incontournable pour aborder les grandes foires d'art contemporain. Art Basel, Frieze, et la Fiac, n'ont plus qu'à bien se tenir !

www.artifexio.com

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