• HLCÉ

Un souffle dynamique pour le Cercle Royal Gaulois Artistique & Littéraire

Cercle GauloisInterviewSociété

Viviane Eeman

08 November 2025

Résolument tourné vers l’avenir, le Cercle Royal Gaulois Artistique & Littéraire, poursuit sous la houlette du chevalier Philippe de Wouters d’Oplinter une stimulante politique d’ouverture dans le respect de ses fondamentaux. Rencontre.

L’Éventail – Aux deux tiers de ce premier mandat en tant que président du Cercle Gaulois, quel bilan dressez-vous ?
Philippe de Wouters d’Oplinter – Je cherche à mettre l’accent sur l’ouverture au XXIe siècle. C’est ce qui a motivé l’accueil des femmes, comme l’ont réalisé la plupart des grands cercles européens. Elles sont encore minoritaires, mais nous avons la chance que des profils de très haut niveau nous aient rejoints.

© Arnaud Everaerts

– Est-ce que cela a provoqué des changements au sein du cercle ?
 Pas vraiment. Quelques manifestations sont restées masculines, comme le dîner hebdomadaire du mardi soir. De leur côté, les dames – au nombre de trente-trois – ont pris l’initiative d’organiser un déjeuner. Les autres activités du club – et elles sont particulièrement nombreuses et diversifiées – leur sont accessibles et nous sommes, bien entendu, ouverts à toutes les idées.

– Pouvez-vous nous rappeler les fondamentaux du Cercle Royal, et nous dire comment vous les faites vivre et évoluer ?
 Pour cela, il faut se replonger dans ses racines où l’on trouve deux origines. D’un côté, le Cercle de la Toison d’Or, rebaptisé Cercle gaulois, date de 1911. Intellectuel, universitaire – des critères maintenus – il s’est progressivement intéressé à la vie diplomatique. L’autre grande racine, c’est le Cercle artistique & littéraire, qui remonte, lui, à 1847. Celui-ci incarnait un soutien aux artistes travaillant à Bruxelles et offrait – à l’époque comme aujourd’hui – expositions, concerts, spectacles et soirées littéraires. Ces dernières ont d’ailleurs été revigorées dernièrement, avec la présentation commentée de grandes œuvres, sans oublier le prix littéraire attribué tous les deux ans. Ces cercles ont fusionné en 1951, tout en préservant leurs différentes facettes.

– Votre définition préférée du Cercle Gaulois ?
 L’un de mes prédécesseurs disait que le Gaulois est “un lieu de liberté et de style. La liberté, c’est de dire et de penser ce que l’on veut. Le style, c’est d’exercer cette liberté avec bienveillance, dans le respect des opinions des autres et de préférence avec un peu d’humour”. Nous essayons de maintenir cet esprit à travers les activités que nous proposons, parfois en collaboration avec d’autres organismes. Nous avons de très beaux locaux qui permettent d’organiser de nombreux événements, comme notre festival de musique ancienne Festivita, qui amène un public nouveau. C’est vraiment un lieu où les gens sont accueillis avec gentillesse et bienveillance, loin de l’image, parfois véhiculée, de repli sur soi.

– Un souhait pour la poursuite de ce mandat ?
 Mon idée pour cette année-ci et l’année prochaine, c’est notamment de mettre l’accent sur le recrutement et le rajeunissement. Pour ce dernier, il est en cours avec une moyenne d’âge de cinquante-cinq, ans alors qu’on était à cinquante-huit il y a peu. S’il y a une chose qui devrait caractériser ce mandat, j’aimerais que ce soit le côté dynamique, avec une volonté d’exploration et d’innovation.

Photo de couverture : © Celine Roekens

Art Brussels 2026 : Une édition plus concentrée et plus exigeante

Foires & Expositions

Depuis 2023, Nele Verhaeren dirige Art Brussels, structure qu’elle rejoint en 2006. D’abord chargée des contacts avec les galeries, elle sillonne les grandes foires internationales, se construit un réseau solide et affine le positionnement, les budgets et l’organisation… avant d’en assurer la direction. Rencontre.

The Many Lives of the Cat

Arts & Culture

Bien avant d’envahir Internet sous forme de vidéos irrésistibles, le chat fut déjà une muse artistique, traversant aussi bien les miniatures indiennes que la culture pop.

Inde, Bangalore

Du 08/11/2025 au 29/03/2026

Informations supplémentaires

Site

Publicité

Un apéro avec Joachim Froment

Entrepreneuriat

C’est au Mix, à Watermael-Boitsfort, que Joachim Froment nous a donné rendez-vous – ce lieu tout-en-un qui réunit nageurs matinaux, coworkers connectés et voyageurs stylés. Un choix loin d’être anodin : le designer belge, cofondateur de Futurewave, y a conçu près de 400 chaises, alliant confort et allure, pour le projet orchestré par Lionel Jadot.

Tous les articles

Publicité

Tous les articles