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Huitième soirée, même magie : la Transatlantique Crayer Street Evening fait dialoguer Paris et Bruxelles

BruxellesL'ÉventailTSCE

Rédaction

17 September 2026

Le mardi 15 septembre 2026, la rue de Crayer s’est une nouvelle fois métamorphosée en musée à ciel ouvert pour accueillir plus de mille invités. Huitième édition de la Transatlantique Crayer Street Evening, organisée à l’initiative de la Banque Transatlantique Belgium et produite par L’Éventail, au sein du groupe HLCÉ, la soirée plaçait cette année son ambition sous un thème évocateur : « Quand Bruxelles invite Paris, quand la Belgique reçoit la France ».

La fanfare du Meyboom a ouvert les festivités. Difficile d’imaginer entrée en matière plus bruxelloise : ses cuivres ont donné le ton dès les premières notes, insufflant à la rue cette énergie à la fois populaire et festive qui fait partie de l’âme de la capitale. Le ciel, lui aussi, avait consenti à jouer le jeu : douceur et ciel dégagé pour une soirée idéale.

Pour la huitième fois depuis sa création, la Banque Transatlantique Belgium et L’Éventail ont privatisé et transformé la rue de Crayer, ce discret corridor élégant situé entre le Jardin du Roi et le parc Tenbosch, en un lieu de rencontre exceptionnel mêlant art, gastronomie et patrimoine. Cinq immeubles ont ouvert leurs portes le temps d’un soir, invitant les quelque 1 000 visiteurs à passer d’un univers à l’autre au fil d’une déambulation ponctuée de découvertes.

© Violaine le Hardÿ

Diplomatie et culture

L’édition 2026 était placée sous le signe du dialogue franco-belge, et les personnalités présentes illustraient parfaitement cette ambition. Son Excellence Xavier Lapeyre de Cabanes, ambassadeur de France en Belgique, participait pour la première fois à l’événement, aux côtés de Philippe Close, bourgmestre de Bruxelles, figure régulière de la soirée. Tous deux ont pris la parole avec Bertrand Marot, administrateur délégué et président du comité de direction de la Banque Transatlantique Belgium. La Banque Transatlantique, fondée en France en 1881 par Eugène Péreire et historiquement liée aux milieux diplomatiques français, est présente à Bruxelles depuis 2005. L’Éventail avait recueilli leurs regards croisés sur les liens qui unissent les deux pays.

© Violaine le Hardÿ

© Violaine le Hardÿ

Art dans la rue, art dans les salons

La programmation artistique de cette édition confirmait la formule qui a fait la réputation de l’événement : une scène extérieure animée par des sculptures monumentales, et des intérieurs habituellement fermés au public qui dévoilent, le temps d’une soirée, leurs richesses. Dans la rue, les œuvres de Diana Barrault, de John de Radiguès et de Michel Delvosalle ont retenu tous les regards. La Galerie Colnaghi s’est associée à l’événement en ouvrant ses espaces aux invités, tandis que la Représentation de la Communauté germanophone présentait une sélection d’œuvres prêtées par le Musée d’Ixelles.

© Violaine le Hardÿ

© DR

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La France se racontait aussi à travers ses talents : le Studio Harcourt apportait sa signature photographique mythique, et Les Confidents offraient une vitrine soignée au savoir-faire des artisans français. Une note inattendue venait compléter le tableau : Jim-Jazz, nom d’artiste du réalisateur Jean-Marie Poiré — à qui l’on doit notamment Les Visiteurs et Papy fait de la résistance — exposait ses peintures. Dans la rue, les lignes des mythiques DS, symboles de l’élégance automobile française, parachevaient la mise en scène.

Gastronomie belge, horizons français

© Violaine le Hardÿ

Recevoir à la belge passe aussi par les papilles. Le traiteur Delgoutte, membre de l’Académie Culinaire de France, avait imaginé des dégustations centrées sur les spécialités du pays hôte — une manière savoureuse d’affirmer que la diplomatie se négocie parfois très efficacement dans une assiette. Côté boissons, la bière Ommegang, les bulles du Chant d’Éole, le genièvre Fryns et le gin GauGin représentaient le savoir-faire belge avec une certaine cohérence de caractère. L’invitation au voyage était quant à elle assurée par Voyageurs du Monde, présents pour rappeler que les deux capitales restent, pour leurs habitants, des points de départ autant que des destinations.

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